• l'histoire

    Au coeur des «climats» les plus prestigieux de Bourgogne, nous avons la chance de travailler des terroirs connus dans le monde entier depuis des siècles... Une histoire d'hommes et de femmes profondément attachés à leur terroir, qu'ils veulent révéler et partager au travers de grands vins.
    JEAN-NICOLAS MÉO
  • Les terroirs

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    • Marqué par la canicule, les vins sont puissants, riches, complexes, avec des arômes de fruits secs (figues, raisins, ...) et une texture très soyeuse. Leur vieillissement est très lent et notre recommandation est de les conserver : le temps doit faire son oeuvre pour affiner ces vins à la richesse ostentatoire. Si vous décidez tout de même de les ouvrir (certaines appellations sont incomparables sur les fromages), il faut bien les aérer avant dégustation.
    • Une saison chaotique, sauvée par un joli mois de septembre, finit par donner de jolis raisins après tri, assez mûrs. Les vins sont fins et charmants. Les arômes verts, apparus après la mise en bouteilles se sont désormais largement intégrés : le vieillissement a fait son oeuvre. Ils sont aujourd'hui bons à boire.
    • Les 2005 ont encore un très grand potentiel, ils sont denses, profonds, soyeux, structurés ... Incontestablement, un très grand millésime, voire le plus grand de ces 50 dernières années ! Si les vins se sont refermés vite après la mise en bouteilles, aujourd'hui, ils émergent tout doucement ; les impatients peuvent ouvrir quelques bouteilles, ce n'est plus un crime désormais.
    • C'est une année classique, bien mûre, offrant un bel équilibre. Les vins sont ouverts et séduisants, même si aujourd'hui certains entrent dans une phase transitoire. Peu de temps après la mise, il était difficile de résister aux vins d'entrée de gamme ... et même aux premiers et grands crus ! Globalement, le millésime monte encore en puissance mais constitue une bonne alternative à 2005, qui peut attendre.
    • Une saison précoce mais assez fraîche a produit des vins tout en élégance et en souplesse. Les vins, jugés un peu légers au début, ont en fait énormément de charme et d'équilibre. Ils continuent de bien se présenter, sans fatigue et avec des arômes de fruits sympathiques. Même s'ils offrent actuellement de belles dégustations, il n'y a aucune urgence à les boire.
    • Le vent du nord en septembre a fait son oeuvre : les couleurs sont profondes, les arômes de fruits frais bien développés et les bouches resserrées par l'acidité. Ces caractéristiques rendent les consommateurs circonspects au début, mais l'évolution de ce genre de vins est souvent positive : ils atteignent une sorte de grâce qui enchante l'amateur. Les bouteilles dégustées cette année évoluent dans la bonne direction mais un vieillissement supplémentaire leur fera du bien.
    • Un millésime bien mûr : degré d'alcool autour de 13,5, arômes de fruits rouges sucrés, acidité plutôt faible, grande plénitude en bouche. Comme tous ces grands millésimes, le terroir mettra un peu de temps à se révéler. Aujourd'hui, certains vins ont tendance à se refermer : ils deviennent plus tendus, moins immédiats et faciles. Une évolution favorable, surtout pour les premiers et grands crus, qui semblent donc partis pour la gloire ...
    • Une saison tardive, des tout petits raisins ... Long, précis, élégant, douceur majestueuse, un millésime frais, à la finale sérieuse, séduit le journaliste et même les gens bien. Il va parler ... mais est encore très timide ; quand sera t-il prêt ? Bientôt, dans quelque temps ? Plus tard ? Jamais ? Ah si ! Mais j'ignore comment et quand il le voudra ...
    • Une saison de nouveau précoce mais fraîche, nous faisant craindre pour l'intégrité de notre récolte, finit par produire des vins très séducteurs : beaucoup de velouté, d'arômes de fruits frais, une jolie couleur, un degré d'alcool léger ... Ce millésime a beaucoup pour lui. En revanche, la période de mise en bouteille l'a beaucoup resserré, il en émerge lentement aujourd'hui et plusieurs vins deviennent accessibles.
    Tableau complet des vins prêts à boire
    Voir les conseils de dégustation
    A boire A boire ou à conserver A conserver
    Millésimes antérieurs : tous vins à boire
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    Bourgogne Rouge
    Chambolle-Musigny
    Chambolle-Musigny les Cras
    Chambolle-Musigny les Feusselottes
    Clos de Vougeot
    Clos Saint-Philibert
    Corton Clos Rognet
    Corton La Vigne au Saint
    Corton Les Perrières
    Échezeaux
    Fixin
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    Fixin Clos du Chapitre
    Gevrey-Chambertin
    Marsannay
    Morey Saint-Denis
    Nuits-Saint-Georges
    Nuits-Saint-Georges aux Argillas
    Nuits-Saint-Georges aux Boudots
    Nuits-Saint-Georges aux Murgers
    Nuits-Saint-Georges les Perrières
    Richebourg
    Vosne-Romanée
    Vosne-Romanée au Cros Parantoux
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    Vosne-Romanée aux Brûlées
    Vosne-Romanée les Chaumes

    Température de service

    Ce qui fonctionne le mieux : 16-18°C pour les rouges, 12-14°C pour les blancs.

    En général, les vins sont en effet servis trop chaud (« chambré » ne veut plus dire la même chose qu'il y a 50 ou 100 ans !).

    Si l'on veut raffiner, on appliquera les correctifs suivants pour les rouges : un millésime mûr et chaleureux, de type 2009 ou 2012, doit être servi frais, sinon c'est l'alcool qui domine ; un millésime froid, à l'acidité importante, doit au contraire être plus tempéré (vers 20°C) pour arrondir le vin et ne pas faire ressortir les tanins et l'acidité.


    Le carafage

    Les vins de Bourgogne n'ont en général pas besoin d'une décantation complète en carafe à la manière des Bordeaux mais ont TOUJOURS besoin d'une aération avant consommation.

    Le mieux est d'ouvrir le vin 2 heures à l'avance, de se verser un verre pour le humer (et ainsi de détecter un éventuel problème) et de remettre le contenu de ce verre dans la bouteille : L'émulsion ainsi créée permettra d'introduire un peu d'air dans le vin, ce qui contribuera beaucoup à l'ouvrir aromatiquement et gustativement.

    Ce n'est pas forcément très élégant... mais tout à fait efficace et respectueux. Dans des cas plus rares, un carafage est conseillé et sera indiqué par un pictogramme.

     

    Laisser vieillir ? Ou boire tout de suite ?

    Quelques règles simples conviendront dans la majorité des circonstances :

    - les vins jeunes offrent une intensité de fruit et un éclat qui ne se retrouvent plus après. On a de 18 à 24 mois après la mise en bouteilles (donc 3 à 4 ans après le millésime) pour en profiter. Après, le vin va se fermer : les arômes ne seront plus si frais et la bouche ne sera pas encore fondue pour autant. Le pire des deux états, en quelque sorte.

    - pour que la bouche devienne moins anguleuse, que les aspérités de la jeunesse se polissent, tout en gardant une bonne vivacité aromatique, il faut 5 à 7 ans en moyenne après la mise en bouteille. Pour fixer les idées et être large, rajoutez donc de 7 à 10 ans au millésime. C'est le moment où l'on doit atteindre un bel équilibre et où toute la complexité du vin doit commencer à se manifester.

    - il est impossible de donner une date de péremption ! Tout en se transformant, la phase d'équilibre du vin peut durer très longtemps. À vous de voir si vous êtes sensible à la finesse et à l'émotion que l'on éprouve à boire un vieux vin. 

    Ces principes simples fonctionneront dans la plupart des cas mais vous comprendrez qu'il y a de nombreuses adaptations ou exceptions. Les petites appellations sont, en principe, faites pour être bues un peu plus vite mais on se fera tout à fait plaisir avec un Bourgogne ou un Marsannay qui a 10 ans. Certains millésimes sont plus précoces que prévu (2007) ou au contraire demandent une grande patience (2010). Certains vins sont très charmeurs jeunes (Fixin, Chambolle Cras,...), d'autres doivent vraiment attendre pour révéler leur potentiel (la plupart ...). Dans tous les cas, il est nécessaire d'ouvrir les bouteilles à l'avance pour oxygéner le vin (cf « le carafage ») et le goûter à la bonne température (cf « température de service »).

    Que cela ne dispense donc pas l'amateur de l'expérience et de la connaissance de soi qu'il doit acquérir pour connnaître ses préférences et qui constituent d'ailleurs tout son plaisir !

     

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    2013 est à nouveau un millésime qui aura mis à rude épreuve les nerfs des vignerons bourguignons. Les maladies ont été très présentes tout au long de la saison, qui avait commencé par un mois de Mai exceptionnellement froid et humide, d'où des vendanges très tardives.

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    Domaine Méo-Camuzet
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