• prix de la jeune création artistique 2019

    Dans le cadre du 60ème anniversaire du Domaine, nous avons créé en coopération avec l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Dijon un prix de la Jeune Création Artistique.


    Ce prix, ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés, a pour objectif de leur donner la possibilité de créer et présenter une oeuvre exprimant, selon leur sensibilité et leurs moyens techniques et artistiques propres, la perception qu'ils ont du territoire de la Bourgogne et de la résonance de son patrimoine immatériel. Reconnu en 2015 par l'Unesco, le patrimoine immatériel des Climats de Bourgogne est aussi source d'inspiration pour les jeunes artistes bourguignons.

    Les projets ont été reçus dans le courant du mois de Mai, et le jury a retenu l'oeuvre d'Amélie Berrodier, « Domaine », comme lauréat du prix de la Jeune Création Artistique.

    Un prix spécial du Jury a été créé pour récompenser l'oeuvre de Julie Grosche, «A possible field of experience ».

    L'ensemble des projets reçus seront exposés dans le cadre des événements liés aux 60 ans du domaine, courant Novembre.


    Amélie Berrodier, Julie Grosche, Erika Povilonyté, Angélique Jacquemoire, Carole Lebon, Andrea Sparta, merci de nous avoir offert une autre vision, passionnante et décalée, du terroir que nous exploitons au quotidien !


    Le jury a réuni :

    Jean Nicolas et Nathalie MEO, Domaine Méo-Camuzet

    Angéline SCHERF, Conservateur en Chef, Fondation Louis Vuitton

    Alicia KNOCK, Conservateur, Centre Pompidou

    Roland de LA BROSSE, Chef d'entreprise, Président d'Adhex, Président d'Interface

    Martine LE GAC, Professeure d'Histoire des Arts, ENSA Dijon

    Amélie Berrodier - Domaine
    Julie Grosche - A possible field of experience
    Amélie Berrodier réalise des films, des photographies et des installations au seuil de l'espace intime. De ses rencontres précipitées par différents protocoles (lettres, porte à porte, attente devant des portes-cochères) elle élabore des portraits en quête d'équilibre entre empathie et distance avec ses modèles. Les gestes du quotidien se prêtent aux jeux de la fiction, se cherchent devant l'attente face caméra entre contrôle de soi et lâcher prise.
    Voici le mot de passe pour accéder à la page de l'oeuvre : DOM19MEO
    "Domaine", l'oeuvre présentée par son auteur
    Cette pièce est une série de sept tableaux vidéo réalisés avec l'équipe du domaine Méo-Camuzet. Chaque séquence qui compose cet ensemble est un plan fixe qui dresse le portrait «figé» d'un des vignerons implantés dans son espace de travail, tout en capturant l'activité qui continue de se dérouler autour, en arrière plan ou en hors champ. Comparable à des scènes de théâtre, dont les espaces du domaine sont les décors, chaque acte est un tableau à lui seul, fonctionnant dans un ensemble plus vaste.
    Les sept portraits ont chacun une durée de 3 min et forment un total de 21 min d'images du
    domaine. Ils sont installés dans l'espace de façon à ce qu'ils puissent être visibles tous en même temps, et font donc l'objet de sept vidéoprojections de grand format. Ainsi, la pluralité des actions du domaine est accessible directement au regard et leur simultanéité se fait comprendre par la possibilité de laisser aller son attention vers l'un ou l'autre tableau présent. L'ensemble a été calculé en vue de représenter la façon dont les employés habitent le site et se partagent les lieux, à la fois chacun dans son rôle et pouvant également apparaître sur le portrait d'un autre. Les espaces sont alors poreux et l'intégralité des images disponibles à la contemplation dresse le portrait du
    domaine et de son activité.
    Les sons présents dans l'installation correspondent aux différents bruits des environnements présentés. En donnant une place importante au silence, je souhaite mettre l'accent sur le rythme lié au travail et sur la répétition des actions qui se veulent musicales et mélodieuses. La superposition de ces sons au sein de l'installation renforce ma volonté de faire du domaine Méo-Camuzet un personnage à part entière, qui nous parle, respire et qui vit.
    Artiste vidéaste, Julie Grosche vit et travaille entre la Bourgogne et New York
    Voir son oeuvre ici et son travail :  juliegrosche.com

    "A possible field of experience", l'oeuvre présentée par son auteur
    A possible field of experience part d'une observation de l'ordinaire d'un héritage immatériel, liée à différentes préoccupations, différents désirs. C'est un monde qui vibre d'énergies et d'activités. Ce film parle d'une multitude d'expériences qui ont une donnée en commun : La vigne. Il est le reflet d'un village riche de voix multiples ou plusieurs registres se juxtaposent : le folklore, la culture populaire, une voie omnisciente savante, la santé publique, un héritage patrimonial, un éco-feminisme... A possible field of experience devient un discours polyphonique sans coupure entre high et low culture. Le point de vue est celui de l'image en général, celui d'une culture visuelle élargie.
  • 60 ans du domaine, 30 ans de jean-nicolas

    Cette année en 9 sera-t-elle un grand millésime ? Nul ne le sait encore....

    en savoir plus
    Quoiqu'il en soit, ce sera pour nous une année de double anniversaire puisque nous fêtons les 60 ans du domaine dans la famille et les 30 ans d'activité de Jean Nicolas à sa tête.


    Cet anniversaire, nous le plaçons sous le signe de la jeunesse, car que sont 30 ans, et même 60 au regard de l'histoire millénaire de la Bourgogne, une broutille !


    Chaque millésime est un nouveau bébé que l'on regarde grandir et que l'on élève jusqu'à l'âge adulte.


    Tout comme le Premier Roman que nous récompensons chaque année depuis 10 ans au cours du salon Livres en Vignes au Château du Clos de Vougeot


    Tout comme les jeunes stagiaires oenologues et apprentis vinificateurs qui se sont succédé au domaine depuis 1989.


    Tout comme les jeunes artistes bourguignons de l'ENSA Dijon, l'école des Beaux Arts, pour lesquels nous avons créé cette année un Prix de la Jeune Création Artistique pour leur laisser la possibilité d'exprimer leur vision du patrimoine immatériel de la Bourgogne....


    Une grande année pour nous donc, et nous l'espérons, un beau millésime encore en gestation !


  • 2017, retour à la normale en bourgogne
    une présentation complète du millésime

    Une saison plutôt précoce, ce qui rend les vignerons toujours un peu nerveux. Mais sinon, la campagne 2017 a été marquée ... par son absence d'événements extrêmes, une bonne nouvelle, ceux-ci étant généralement synonymes d'ennuis !


    DEROULEMENT DE LA SAISON
    VENDANGES ET VINIFICATION
    ÉLEVAGE ET DÉGUSTATION
    NOTES DE DÉGUSTATION - BLANCS
    NOTES DE DÉGUSTATION - ROUGES - BOURGOGNE ET VILLAGES
    NOTES DE DÉGUSTATION - ROUGES - PREMIERS CRUS ET GRANDS CRUS
    en savoir plus
    Quoiqu'il en soit, ce sera pour nous une année de double anniversaire puisque nous fêtons les 60 ans du domaine dans la famille et les 30 ans d'activité de Jean Nicolas à sa tête.


    Cet anniversaire, nous le plaçons sous le signe de la jeunesse, car que sont 30 ans, et même 60 au regard de l'histoire millénaire de la Bourgogne, une broutille !


    Chaque millésime est un nouveau bébé que l'on regarde grandir et que l'on élève jusqu'à l'âge adulte.


    Tout comme le Premier Roman que nous récompensons chaque année depuis 10 ans au cours du salon Livres en Vignes au Château du Clos de Vougeot


    Tout comme les jeunes stagiaires oenologues et apprentis vinificateurs qui se sont succédé au domaine depuis 1989.


    Tout comme les jeunes artistes bourguignons de l'ENSA Dijon, l'école des Beaux Arts, pour lesquels nous avons créé cette année un Prix de la Jeune Création Artistique pour leur laisser la possibilité d'exprimer leur vision du patrimoine immatériel de la Bourgogne....


    Une grande année pour nous donc, et nous l'espérons, un beau millésime encore en gestation !



    Après un hiver sec et froid, la végétation démarra rapidement, par des températures largement supérieures à la normale en mars et avril. Premier coup de pression sur les équipes car les travaux d'hiver avaient pris du retard ... Et puis la région vécut une grosse émotion avec une alerte au gel, fin avril. L'occasion d'un exercice grandeur nature de protection du vignoble.

    Mais le reste de la saison fut assez calme : un printemps beau et chaud fit craindre des vendanges très précoces. La fleur passa très rapidement en moins d'une semaine tout début juin, pendant un épisode de chaleur précoce. Sûrement une des explications aux excellents rendements constatés à la vendange.
    Une canicule suivit à la fin de ce mois mais finalement des pluies assez abondantes en juillet, qui n'eurent cependant pas de conséquences sur l'intégrité des raisins, ralentirent le rythme. Pendant toute cette période, la pression des maladies fut faible.

    Il était évident toutefois que la nature du millésime allait en se précisant ... en particulier, l'abondance de raisin

    Plusieurs passages furent en effet nécessaires pour réguler une récolte qui semblait enfler après chaque épisode pluvieux, au point dans certains cas, d'en arriver à se demander si l'équipe avait correctement fait son travail ... Après quelques mises au point, il fallut bien se rendre à l'évidence : l'année était abondante et nos interventions, nécessaires, ne pouvaient pas totalement aller à l'encontre des poussées de la nature.


    Finalement, les vendanges commencèrent le 6 septembre, dans des conditions que l'on nous promettait difficiles et qui furent en fait très convenables. 

    Il y eut un jour de pluie mais beaucoup moins arrosé qu'annoncé et la récolte fut au final rentrée dans de bonnes conditions. La surprise fut ailleurs, dans des rendements relativement importants pour certaines parcelles : malgré les vendanges vertes, toutes les vignes touchées par le gel en 2016 compensèrent le manque de récolte de cette année-là et produisirent au delà de ce que nous avions prévu. A contrario, les vignes qui avaient eu une récolte normale en 2016 furent parfois un peu en deçà en 2017, ce qui explique une offre à contre courant de la tendance de l'année pour certaines appellations.


    Les vinifications se passèrent tranquillement. Les premiers jus annonçaient de beaux équilibres à la vendange : une bonne richesse en sucre et des acidités dans les normes. Des raisins très sains et peu de difficultés de fermentation.

    Les vins suivirent un développement normal en cave avec des fermentations malo-lactiques plutôt précoces mais qui ne perturbèrent pas trop les vins. Ils s'en relevèrent bien et surtout, acquirent une belle profondeur dans les mois qui suivirent. Les vins de 2017 au sortir de la vendange 2018 ne paraissaient plus les mêmes que quelques mois auparavant ! Aujourd'hui, les tannins sont mûrs, l'acidité légère, les arômes bien développés, la structure intégrée ... Au final, c'est donc un millésime très abordable que nous pouvons présenter.


    Bien sûr, ce millésime est également plus léger que 2015 ou 2016. Et heureusement ! Que pourrait on boire dans les années qui viennent, sinon ? Ils se livrent bien aujourd'hui et leur équilibre, déjà tout acquis, permet de les déchiffrer aisément. Voilà un millésime gracieux, flatteur, complexe déjà, qui donne l'impression que la Bourgogne, c'est facile : « ah oui, c'est cela le vin de Bourgogne ? Mais c'est très bon et pas du tout hermétique ou difficile, c'est très sensuel, cette combinaison de suavité et de légèreté ! ».


    Pour être encore plus explicite, on peut comparer ces vins à ceux du millésime 2014 (en moins droit et serré) ou à ceux du millésime 2007 (avec un peu plus de chair).

    Ils ont beau ne pas être imposants ou vraiment serrés, leur concentration est tout à fait convenable et il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur leur vieillissement. Toutefois, certains offriront un profil complet très rapidement, rendant leur dégustation possible, et même attrayante, dans leur jeunesse.


    Bourgogne blanc

    Ce vin démarre sur un nez bien ouvert de fruits mûrs, notamment la figue blanche, combinée à des éléments minéraux. Le tout est prometteur et donne l'impression malgré tout d'une certaine réserve de bon aloi.

    En bouche, il apparaît imposant et gras malgré une finale acidulée. Beaucoup de douceur tout au long de la dégustation et une touche de zeste d'agrume en finale pour raffermir les papilles.

    Un Bourgogne blanc généreux et mûr, qui pourra gagner un peu de droiture au vieillissement. Inutile donc de se précipiter pour le boire.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert

    Le nez est ouvert et d'emblée sympathique : des notes boisées s'expriment mais aussi bien sûr une variété de fruits blancs et jaunes, et toujours cette impression de sentir le caillou mouillé ...

    En bouche, la définition est très belle : beaucoup de gras, une belle droiture évidemment et une très jolie finale fraîche.

    Un vin très équilibré, gourmand, guilleret et peut-être plus intégré et policé que d'habitude. De la simplicité, du charme à revendre mais également beaucoup de distinction. Deux ans de vieillissement au moins, soit 2021, devraient parachever une présentation déjà très prometteuse.


    Saint-Romain

    Joli nez mûr et bien ouvert : des notes de zeste et de citron vert, de pêche, de prune, une touche de frangipane ... Que du bonheur déjà !

    En bouche, belle suavité et grande douceur mais surtout une finale bien acidulée.

    Plus classique que le Clos St Philibert mais avec ce même côté élégant, fringant, qui lui confère un charme fou. On se retient de le boire tout de suite mais il sera plus à son avantage à partir de 2021.


    Saint-Aubin 1er cru

    Un nez d'abord réservé, une touche de réduction (levure, pain grillé) est possible selon les bouteilles. Sinon, des fruits mûrs, notamment l'abricot, des notes d'épicéa et une jolie verdeur.

    Beaucoup de gras en bouche, une sensation d'amplitude et de générosité, qui ferait presque penser à un Meursault, si ce n'était la finale acide, un peu mordante.

    Néanmoins, un vin plus intégré que d'habitude, dont on sent déjà le potentiel mais qu'il faut laisser vieillir jusqu'en 2022 au moins.


    Meursault

    Une certaine structure minérale est présente dès le départ au nez : la craie, le caillou sont enveloppés par le bois et évidemment les fruits, plutôt jaunes.

    Belle amplitude en bouche également, avec cette structure minérale qui soutient le vin, l'empêche d'être lourd et lui confère une impression presque tannique.

    Un beau vin, typique de son appellation, persistant avec une certaine majesté et qui devrait faire merveille au vieillissement (à partir de 2022).


    Corton Charlemagne

    Un vin issu d'un assemblage de deux parcelles très différentes dans l'appellation, une chaude et une froide, une combinaison unique et qui fonctionne très bien ...

    Le nez est floral, avec des notes de fruits blancs et jaunes, une touche de pain d'épices, de végétal noble et déjà une impression de minéralité.

    En bouche, une jolie attaque, un vin d'emblée séveux avec une belle densité, avant une finale légèrement tendue mais surtout très longue.

    Un vin d'un bel équilibre et d'une énergie folle, racé et très séducteur. Il sera intéressant de le faire vieillir jusqu'en 2025.


    Bourgogne Côte d'Or

    Nouvelle appellation cette année, pour certifier que ce vin vient entièrement de la Côte d'Or (donc que ces parcelles sont voisines des vignes qui ont fait la réputation de la région) et est composé à 100% de pinot noir (certaines appellations du Beaujolais ont en effet le droit de se replier en Bourgogne ...)

    Le nez est ouvert, avec des arômes diversifiés de fruits noirs et rouges. Le bois enrobe subtilement le tout.

    Très jolie présence en bouche, avec du gras en attaque, une certaine droiture en milieu de dégustation et une finale un peu acide.

    Le tout offre une belle unité et est très abordable, même si on ne répétera jamais assez que c'est un vin qui peut vieillir et même que ce vieillissement lui fait du bien !

    À partir de 2020.


    Marsannay

    Joli nez où l'on distingue des fruits rouges, une touche de boisé, des fruits secs et après agitation, de beaux arômes de cerise noire.

    En bouche, l'attaque est franche et fine, la persistance très bonne tout au long de la dégustation, jusqu'à une finale légèrement acidulée et ferme.

    Typique de son appellation, fin, pas aussi voluptueux que le Fixin mais rafraîchissant et aérien. Un très joli 2017, que l'on pourra apprécier assez vite, probablement dès 2020.


    Fixin

    Le nez de ce vin est toujours complexe, tout en étant moins intense que le Marsannay. On y distingue des arômes de thé fumé, de la cerise rouge, des notes de pivoine, une touche de réduction aussi.

    En bouche, le vin est bien en chair, caressant mais avec une certaine droiture.

    Ce vin montre plus de séduction en bouche que le Marsannay mais il est aussi un peu plus serré que d'habitude. Un certain vieillissement lui fera du bien, donc contrairement aux années précédentes, il vaut mieux le faire attendre un peu (à partir de 2021). Préférer le Marsannay pour une approche précoce du millésime.


    Morey Saint Denis

    Un nez où les fruits rouges, notamment la cerise, dominent. Mais on sent également du réglisse, des notes fumées et boisées. Le tout montre une belle complexité.

    Après un départ caressant, on ressent en bouche de la droiture et une certaine fermeté en finale.

    Au total, ce vin est plus sérieux que d'habitude, moins immédiat. Un vieillissement de quelques années lui profitera. À visiter donc à partir de 2022.



    Pommard

    Ce sont des fruits bien mûrs qui dominent, à l'approche de ce vin : des baies noires variées mais aussi la figue et une trace de réduction, que l'on rencontre souvent dans ce type de vin mûr. Le tout est un peu fermé actuellement mais réagit bien à l'aération.

    La bouche est généreuse, caressante et ample, avec juste de qu'il faut d'acidité à la fin pour soutenir le vin : la finale est en effet très légèrement serrée et participe à l'impression de longueur.

    C'est un très bel ensemble, qui conjugue concentration et charme et se goûtera superbement d'ici 2-3 ans.



    Gevrey-Chambertin

    Le nez est joliment ouvert sur les fruits rouges, notamment la framboise, avec un aspect sucré dans lequel on perçoit de la frangipane, du caramel et du nougat ... C'est bien ouvert et séducteur.

    Cette impression se confirme en bouche, où l'on constate dès le départ un joli soyeux, une texture caressante tout au long de la dégustation avant une finale un peu plus serrée sur l'acidité.

    Un peu plus facile que d'habitude, ce vin a pour lui une belle cohérence et une jolie présentation. On peut choisir de l'attendre quelque temps mais il devrait être abordable assez vite, d'ici 2021.



    Chambolle-Musigny

    Un joli nez ouvert de fruits rouges et noirs mais on distingue également des notes d'épices, notamment de muscade et de boisé frais, qui équilibrent le tout.

    En bouche, le vin est assez massif, avec une touche de sévérité : c'est son style habituel. Cela l'aide dans ce millésime car la fraîcheur ressort de manière agréable et complète bien la maturité.

    Un vin à la fois généreux et droit, structuré, qui nécessite une garde de plusieurs années pour s'affiner. À partir de 2024.


    Nuits Saint Georges

    Là, le nez est bien mûr et ouvert, malgré une touche de réduction. On distingue facilement les fruits rouges classiques, cerise, framboise, fraise ...

    Très jolie attaque en bouche, toute en suavité et douceur. Le vin se développe régulièrement jusqu'à la fin, sans creux. On constate une légère amertume en milieu ou fin de bouche mais cela ajoute à la complexité et l'on finit sur la douceur et la sucrosité.

    Un joli vin, généreux, cohérent et très mûr, presque déjà bon à boire car il n'oublie pas de montrer beaucoup de finesse également en cours de dégustation. Abordable dès 2020-21.


    Vosne-Romanée

    Un nez assez ouvert mais pas exubérant, où l'on distingue des fruits rouges et noirs, quelques arômes terriens d'humus et une empreinte boisée sur la vanille.

    En bouche, beaucoup de finesse : après une attaque plutôt généreuse, nous sommes gratifiés d'une belle énergie en finale. Le vin est long et très intéressant en retro-olfaction.

    Ce Vosne est un mélange de charme et de structure, le millésime lui convient très bien et il pourra tout autant être dégusté jeune que vieillir. On peut donc l'essayer à partir de 2021, comme le garder jusqu'en 2030.


    Fixin 1er Cru Clos du Chapitre

    Comme toujours dans ce vin, les fruits noirs sont très présents ... et très séducteurs.

    En bouche, belle amplitude, la maturité est évidente mais cède bientôt la place à une tension de bon aloi qui finit sur des notes acidulées très agréables.

    Un vin gourmand, généreux et facile à boire, qui a également, comme toujours, une très jolie sapidité. Abordable jeune, il saura également très bien vieillir. Comme le Vosne, on pourra l'essayer à partir de 2021 et/ou le garder jusqu'en 2030.


    Chambolle-Musigny 1er Cru les Feusselottes

    D'emblée, un vin bien ouvert : beaucoup de fruits rouges (fraise, framboise, cerise), des fruits noirs à l'agitation du verre et une pointe de verdeur qui apporte de la complexité.

    Très joli vin en bouche : le début est ample mais la finale est longue et toute en douceur.

    Beaucoup de finesse et de séduction pour ce vin qui apparaît même juteux et complet. Une des très belles réussites de l'année, dont l'évolution est prometteuse : on le dégustera avec plaisir jeune, dès 2021 mais il vieillira certainement avec bonheur.


    Chambolle-Musigny 1er Cru les Cras

    Un nez tout de suite séducteur : mûr mais avec des fruits (cerise), des épices (cannelle), des notes sucrées (caramel) et un peu de bois brûlé.  

    La bouche est tendre et fine, cohérente dans une grande douceur, avec une finale presque minérale.

    Très intégré et régulier au cours de la dégustation, sympathique, facile à boire dès maintenant (attendre 2021 tout de même), ce vin fera des heureux dans son jeune âge et certainement jusqu'en 2025 au moins.


    Vosne-Romanée 1er Cru les Chaumes

    Une bonne aromatique, des fruits rouges en pagaille : fraise, framboise, cerise, le tout enrobé dans des notes boisées sympathiques.

    En bouche, on sent de la réserve, une belle tension qui porte le vin jusqu'à la finale, très légèrement serrée mais longue.

    À n'en pas douter, un vin au grand potentiel, assez vertical, séveux mais qui démontre également une belle gourmandise. Un vieillissement jusqu'en 2025 est recommandé.


    Nuits St Georges 1er Cru

    Beaucoup de fruits noirs au premier nez, de la légèreté et même un côté évanescent.

    La bouche montre une belle concentration et aussi une grande douceur. La dégustation progresse régulièrement, sans creux. Le vin y révèle son côté séducteur, avant une finale un peu plus droite et dure.

    Vin d'assemblage, on peut dire néanmoins qu'il est bien typique de son appellation ou en tout cas de l'idée qu'on s'en fait : une certaine austérité, de bon aloi (en aucun cas, on ne peut parler de rusticité), équilibrée par la fraîcheur une la texture soyeuse. À faire vieillir quelques années.


    Nuits St Georges 1er Cru aux Argillas

    Une belle fraicheur s'exprime dès le départ, avec une multitude de fruits noirs perceptibles au nez. On trouve également des notes épicées et sucrées comme le caramel et le cacao.

    La bouche est ample et ferme à la fois : une belle concentration et une texture caressante s'expriment au début, avant une finale resserrée où l'acidité domine.

    Pas encore totalement en place, avec une opposition entre début et fin de dégustation, ce vin est néanmoins prometteur et a besoin de temps pour parfaire son intégration. C'est assez normal pour cette appellation qui surprend toujours au vieillissement. Attendre 2025 est donc recommandé.

    Nuits St Georges 1er Cru les Perrières

    Super nez, bien ouvert, quoiqu'avec quelques traces de réduction. C'est un festival de petits fruits rouges et noirs, avec une touche de caramel. Le tout annonce un vin gourmand.

    La bouche est tapissante et ample. Elle se termine sur une impression de minéralité et de tannins fins.

    Peut-être ce vin apparaît il un peu plus concentré que d'habitude ... Il est assez ouvert, en même temps très long et sérieux. Une très belle combinaison et on peut même le dire, une des stars du millésime ! La finesse naturelle de l'appellation lui permettra d'être approchable dès 2021-2.


    Nuits St Georges 1er Cru aux Murgers

    Un joli nez, un peu réservé mais finalement assez complexe : des fruits rouges frais (framboise, cerise) et également une touche de fruits noirs. Un boisé noble est perceptible, ainsi que des notes d'humus et de cailloux.

    La bouche est fine mais caressante et avec une belle densité en attaque. Ensuite, le vin donne l'impression d'une certaine droiture, sur une finale minérale.

    Une alliance de charme et de réserve, qui augure d'un beau potentiel de vieillissement et d'une marge de progression certaine. Lui laisser jusqu'à 2023 au moins.


    Nuits St Georges 1er Cru aux Boudots

    Le nez est varié et très séducteur : des fruits rouges, des notes de thé fumé, de fleurs, une légère fraîcheur   mentholée ...

    En bouche, le vin est ample, généreux mais précis également. On sent une certaine réserve et surtout, une belle longueur dans la subtilité.

    Déjà majestueux, ce Nuits Boudots a tous les éléments pour garantir une évolution vers une grande complexité et montrer ce magnifique terroir sous son plus beau jour ! Lui laisser jusqu'à 2024.


    Charmes-Chambertin

    Un vin présenté uniquement à notre clientèle particulière.

    Un nez mûr et ouvert, avec un côté opulent malgré des notes de fruits noirs frais.

    En bouche, de la douceur bien sûr mais très rapidement aussi, une certaine droiture, une belle fraîcheur, et de la tension pour finir.

    Un vin très agréable, fin et racé, très complet et qui montre une belle énergie ! Malgré une séduction évidente, attendre 2024 avant de l'aborder.


    Clos de Vougeot « près le cellier »

    Cette année, deux cuvées, celle-ci issue entièrement issue de notre parcelle au pied du château.

    Un nez sucré et fin, sur les fruits rouges ; on distingue notamment de la cerise et comme souvent, des notes florales (rose, pivoine ...) évocatrices, qui contribuent au profil très spécial de ce vin.

    La bouche est ciselée, ample et serrée à la fois ; la finale, sur des notes minérales, est d'une grande longueur et assure une rétro-olfaction riche.

    Beaucoup de complexité et de raffinement dans ce Clos Vougeot profond, qui a besoin d'un peu de temps pour gommer quelques aspérités. Attendre 2023 au moins.


    Clos de Vougeot « grand maupertuis »

    Cette cuvée issue de notre petite parcelle, située dans ce lieu-dit du clos contigu des Grands Echezeaux.

    Tout d'abord, un très beau nez bien développé de fruits noirs (cerise noire, myrtille).

    L'impression d'amplitude se confirme en bouche, avec beaucoup de rondeur, de sucrosité et une jolie finale sur la fraîcheur.

    Un vin d'une grande douceur mais plus massif et conforme à la réputation de l'appellation que l'autre cuvée. Il aura besoin d'un peu plus de temps car aujourd'hui, c'est la concentration qui ressort avant la complexité. Attendre 2025 est recommandé.


    Corton Perrières

    Là, nous avons affaire à un gaillard aux caractéristiques plus « clivantes » : le profil aromatique est différent mais ouvert, sur les fruits noirs et rouges, la cerise à l'eau de vie et des notes végétales nobles.

    En bouche, beaucoup de soyeux et de suavité mais la droiture, caractéristique principale de ce vin, revient vite, ainsi qu'une finale minérale bien étirée.

    Le profil plus austère de ce vin détonne un peu dans la gamme. Cependant, c'est pour mieux nous surprendre d'ici quelques années (2025) par sa finesse et sa séduction car son potentiel est immense.

     

    Corton La Vigne au Saint

    Retour en fanfare de cette jolie parcelle, éclipsée l'année dernière par le gel.

    On sent déjà une belle finesse au nez, avec des fruits rouges délicats, enveloppés par une touche de bois vanillé et sucré.

    La bouche est tendre, très gourmande, c'est peu de dire que le vin est séducteur ! En plus, la finale est bien allongée.

    Une autre version de Corton, intermédiaire entre le Perrière et le Clos Rognet, ce qui est une description réductrice car il a sa personnalité propre ! Très beau potentiel de vieillissement, il est recommandé d'attendre jusqu'en 2023 au moins.


    Corton Clos Rognet

    Comme toujours, un nez bien mûr, dans lequel on distingue surtout les fruits rouges et notamment la cerise. D'autres notes s'expriment, fumées, sucrées, vertes et participent à la construction d'un nez très complexe.

    La bouche est suave et concentrée. Elle exprime beaucoup de douceur, de sucrosité, une certaine fraîcheur en finale. Donc aucune lourdeur mais pour l'instant un peu monolithique.

    Le potentiel de ce vin est énorme, comme souvent son vieillissement lent, très progressif, lui assure un bel avenir. Actuellement, malgré la maturité qui le fait apparaître sans aspérité, on passerait à côté de ce qui fait sa qualité intrinsèque et il faudrait attendre jusqu'en 2025 au moins pour gagner en complexité.


    Échezeaux les Rouges du Bas

    Le nez est vif, très ouvert et exprime pas mal de fraîcheur, pourtant les fruits rouges et notamment la cerise, dominent. On y trouve également des notes de zeste d'orange et de thé, qui font l'originalité de ce vin.

    La bouche donne une impression de concentration, de précision et de droiture. La finale est très longue, un peu serrée, légèrement austère.

    Pourtant, malgré ces caractéristiques sérieuses, le vin fait plus abordable que d'habitude : le nez est très avenant, la bouche fine et complexe, seule la finale est encore un peu anguleuse et doit se polir encore quelques années (2023-4). Naturellement, pas de limité au vieillissement.


    Vosne-Romanée 1er Cru aux Brulées

    Là aussi, un joli nez expressif, où l'on trouve une variété de fruits rouges et noirs, un petit côté fumé et d'autres arôme empyreumatiques, caractéristiques de ce vin.

    La bouche est très caressante et offre un très beau toucher de palais. Surtout, la finale, sur les épices, est exceptionnellement longue et fine.

    Un vin d'une très belle présentation, la quintessence du Vosne-Romanée, majestueux sans être lourd. Joli dès maintenant, il n'est pas impossible qu'il se ferme pour revenir tout en beauté dans quelques années. Probablement à son meilleur à partir de 2025.


    Vosne-Romanée 1er Cru au Cros Parantoux

    Un nez où les fruits noirs sont très présents mais où l'on distingue également des notes florales ; des notes gourmandes aussi, de bonbons et de caramel, ce qui est lui confère une premiere approche très séduisante.

    Evidemment, en bouche on ressent une impression de grande concentration, cependant le vin ne fait pas massif, grâce à une finale sur l'acidité et une impression générale de légèreté naturelle.

    Le tout paraît intégré, très séducteur, plus facile que d'habitude. Il sera difficile de lui résister jeune (pour ceux qui ont la chance de mettre la main dessus) même si l'on sait que le vieillissement lui apporte énormément en termes de complexité. Mieux à partir de 2025 tout de même.

     


    Richebourg

    Un nez profond de fruits noirs, sur lequel se superposent de jolis parfums floraux, de la réglisse et du caramel.

    La bouche est dense, serrée, d'une grande concentration, avec une finale structurée et très longue.

    Bien que caressant, l'ensemble reste un peu impénétrable. On sent évidemment le potentiel pour devenir le Richebourg enjôleur et complexe que l'on connaît mais il est impératif d'attendre plusieurs années pour que l'aspect massif du vin s'efface devant le raffinement du terroir. Attendre 2027 est fortement recommandé.


  • reportage sur le domaine, monopole magazine


    Les 4 saisons au Domaine ...

    https://www.monopole-magazine.com/grand-format/domaine-meo-camuzet/


    Joli article, très belles photos, le tout résume bien l'ambiance au domaine 

  • destination oregon

    DESTINATION OREGON : Nicolas-Jay, the Oregon venture initiated by Jean-Nicolas Méo and his friend Jay Boberg (and supported by the domaine) is now entering a decisive phase with the release of its first wine on April 2nd. Check out the new website at nicolasjay.com
    en savoir plus

    Nicolas-Jay, l'aventure américaine initiée par Jean-Nicolas Méo et son ami Jay Boberg (et soutenue par le domaine) entre dans une phase décisive avec le lancement de son premier vin le 2 avril 2016.


    Nous vous engageons à visiter le site    http://www.nicolas-jay.com


    La saison 2014 en Oregon fut plutôt facile, même si cela cachait évidemment quelques pièges : un temps ensoleillé et chaud, des raisins tout à fait sains, une bonne récolte, une vendange sans accrocs (Bon, c'était une première vendange, ce n'est jamais aussi facile que cela).

    Les vins obtenus furent doux et avenants et dès lors, le défi fut de forger une cuvée possédant finesse, subtilité et structure discrète.

    Désormais mis en bouteilles depuis mi-décembre, nous sommes très fiers de présenter ce vin d'Oregon typique, avec ses arômes de mûres et de confiture de framboise. En bouche, une texture riche et généreuse vous accueille et vous accompagne, pour se terminer par une touche de tannins jeunes, qui aide à maintenir tension et structure jusqu'à la fin.