• 2017, retour à la normale en bourgogne

    Une saison plutôt précoce, ce qui rend les vignerons toujours un peu nerveux. Mais sinon, la campagne 2017 a été marquée ... par son absence d'événements extrêmes, une bonne nouvelle, ceux-ci étant généralement synonymes d'ennuis !


    DEROULEMENT DE LA SAISON
    VENDANGES ET VINIFICATION
    ÉLEVAGE ET DÉGUSTATION

    Après un hiver sec et froid, la végétation démarra rapidement, par des températures largement supérieures à la normale en mars et avril. Premier coup de pression sur les équipes car les travaux d'hiver avaient pris du retard ... Et puis la région vécut une grosse émotion avec une alerte au gel, fin avril. L'occasion d'un exercice grandeur nature de protection du vignoble.

    Mais le reste de la saison fut assez calme : un printemps beau et chaud fit craindre des vendanges très précoces. La fleur passa très rapidement en moins d'une semaine tout début juin, pendant un épisode de chaleur précoce. Sûrement une des explications aux excellents rendements constatés à la vendange.
    Une canicule suivit à la fin de ce mois mais finalement des pluies assez abondantes en juillet, qui n'eurent cependant pas de conséquences sur l'intégrité des raisins, ralentirent le rythme. Pendant toute cette période, la pression des maladies fut faible.

    Il était évident toutefois que la nature du millésime allait en se précisant ... en particulier, l'abondance de raisin

    Plusieurs passages furent en effet nécessaires pour réguler une récolte qui semblait enfler après chaque épisode pluvieux, au point dans certains cas, d'en arriver à se demander si l'équipe avait correctement fait son travail ... Après quelques mises au point, il fallut bien se rendre à l'évidence : l'année était abondante et nos interventions, nécessaires, ne pouvaient pas totalement aller à l'encontre des poussées de la nature.


    Finalement, les vendanges commencèrent le 6 septembre, dans des conditions que l'on nous promettait difficiles et qui furent en fait très convenables. 

    Il y eut un jour de pluie mais beaucoup moins arrosé qu'annoncé et la récolte fut au final rentrée dans de bonnes conditions. La surprise fut ailleurs, dans des rendements relativement importants pour certaines parcelles : malgré les vendanges vertes, toutes les vignes touchées par le gel en 2016 compensèrent le manque de récolte de cette année-là et produisirent au delà de ce que nous avions prévu. A contrario, les vignes qui avaient eu une récolte normale en 2016 furent parfois un peu en deçà en 2017, ce qui explique une offre à contre courant de la tendance de l'année pour certaines appellations.


    Les vinifications se passèrent tranquillement. Les premiers jus annonçaient de beaux équilibres à la vendange : une bonne richesse en sucre et des acidités dans les normes. Des raisins très sains et peu de difficultés de fermentation.

    Les vins suivirent un développement normal en cave avec des fermentations malo-lactiques plutôt précoces mais qui ne perturbèrent pas trop les vins. Ils s'en relevèrent bien et surtout, acquirent une belle profondeur dans les mois qui suivirent. Les vins de 2017 au sortir de la vendange 2018 ne paraissaient plus les mêmes que quelques mois auparavant ! Aujourd'hui, les tannins sont mûrs, l'acidité légère, les arômes bien développés, la structure intégrée ... Au final, c'est donc un millésime très abordable que nous pouvons présenter.


    Bien sûr, ce millésime est également plus léger que 2015 ou 2016. Et heureusement ! Que pourrait on boire dans les années qui viennent, sinon ? Ils se livrent bien aujourd'hui et leur équilibre, déjà tout acquis, permet de les déchiffrer aisément. Voilà un millésime gracieux, flatteur, complexe déjà, qui donne l'impression que la Bourgogne, c'est facile : « ah oui, c'est cela le vin de Bourgogne ? Mais c'est très bon et pas du tout hermétique ou difficile, c'est très sensuel, cette combinaison de suavité et de légèreté ! ».


    Pour être encore plus explicite, on peut comparer ces vins à ceux du millésime 2014 (en moins droit et serré) ou à ceux du millésime 2007 (avec un peu plus de chair).

    Ils ont beau ne pas être imposants ou vraiment serrés, leur concentration est tout à fait convenable et il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur leur vieillissement. Toutefois, certains offriront un profil complet très rapidement, rendant leur dégustation possible, et même attrayante, dans leur jeunesse.


  • reportage sur le domaine, monopole magazine


    Les 4 saisons au Domaine ...

    https://www.monopole-magazine.com/grand-format/domaine-meo-camuzet/


    Joli article, très belles photos, le tout résume bien l'ambiance au domaine 

  • destination oregon

    DESTINATION OREGON : Nicolas-Jay, the Oregon venture initiated by Jean-Nicolas Méo and his friend Jay Boberg (and supported by the domaine) is now entering a decisive phase with the release of its first wine on April 2nd. Check out the new website at nicolasjay.com
    en savoir plus

    Nicolas-Jay, l'aventure américaine initiée par Jean-Nicolas Méo et son ami Jay Boberg (et soutenue par le domaine) entre dans une phase décisive avec le lancement de son premier vin le 2 avril 2016.


    Nous vous engageons à visiter le site    http://www.nicolas-jay.com


    La saison 2014 en Oregon fut plutôt facile, même si cela cachait évidemment quelques pièges : un temps ensoleillé et chaud, des raisins tout à fait sains, une bonne récolte, une vendange sans accrocs (Bon, c'était une première vendange, ce n'est jamais aussi facile que cela).

    Les vins obtenus furent doux et avenants et dès lors, le défi fut de forger une cuvée possédant finesse, subtilité et structure discrète.

    Désormais mis en bouteilles depuis mi-décembre, nous sommes très fiers de présenter ce vin d'Oregon typique, avec ses arômes de mûres et de confiture de framboise. En bouche, une texture riche et généreuse vous accueille et vous accompagne, pour se terminer par une touche de tannins jeunes, qui aide à maintenir tension et structure jusqu'à la fin.