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    2015 dans la cour des Très Grands

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    2015 dans la cour des Très Grands


    Impression générale


    Abandonnons toute prudence et laissons cours à l'enthousiasme que nous ressentons depuis la naissance de ce millésime : 2015 se présente comme une très grande année, qui nous a ravis dès le début des dégustations sur cuve et qui devrait aussi vous conquérir.

    Alors que leur élevage se termine, il est difficile de trouver quelque chose à redire à ces vins : ils sont mûrs mais également structurés et soutenus par une bonne acidité ; puissants mais séducteurs ; l'effet millésime n'écrase pas les terroirs, qui sont bien marqués ... Une sorte de synthèse idéale !

    De surcroît, leur évolution semble prévisible : les grands crus sont concentrés et il faudra attendre pour qu'ils donnent leur pleine mesure, certains ayant le potentiel de vieillir harmonieusement durant les 50 prochaines années ; les vins d'entrée de gamme, un peu moins solides, et certains premiers crus plus tendres peuvent se boire prochainement pour profiter de leur fruit, de leur gourmandise et d'une texture particulièrement voluptueuse.



    Déroulement de la saison et Vendanges


    Ce résultat est dû à une saison sans accroc, qui après des mois de juin et juillet caniculaires, a vu un mois d'août bien arrosé : on aurait pu craindre un blocage de maturité mais les vignes ont pu profiter de l'humidité, les raisins ont grossi et la maturation s'est accélérée dans les derniers jours d'août suite à un regain de chaleur. Ce millésime précoce a donc encore accéléré et nous avons choisi de commencer les vendanges le 3 septembre.


    Il est intéressant de s'arrêter sur cette date car aujourd'hui, à notre surprise, les commentateurs sont parfois moins enthousiastes qu'espéré sur le millésime en général. Ils lui reprochent une certaine sur-maturité. Nous avions choisi de vendanger tôt, en deux vagues : les parcelles les plus précoces entre le 3 et le 5 septembre, le reste entre le 8 et le 11. À noter que les chardonnay, en avance par rapport au pinot ont tous été rentrés précocément, avant le 8, certains dès le 31 août, d'autres pendant la pause du 6-7. Le Clos St Philibert a donc été vendangé avant la plupart des rouges, ce qui constitue une première.


    Sur quelques rares parcelles, un début de concentration a été observé pendant la deuxième semaine, signe que pour nos vignes, il était temps de terminer.



    Quelques précisions techniques


    Nous avons ainsi obtenu d'excellents équilibres à la vendange : des degrés naturels élevés, sans chaptalisation évidemment, tournant autour de 13,5° ; des acidités totales élevées également et des pH bas (signe d'une présence dominante d'acide tartrique, celui qui reste dans les vins). Cette situation s'est confirmée pendant l'élevage, avec des fermentations malo-lactiques progressives et une évolution très linéaire des vins. Les excellents pH constatés à la vendange ont été confirmés, notamment parce que les jus contenaient très peu de potassium (qui fait précipiter l'acide tartrique), à tel point que l'on se retrouve aujourd'hui avec des niveaux de pH dignes d'une année froide !

    Caractère et Dégustation 


    En fin d'élevage, certains vins apparaissent même fermes et assez « droits ». Pas d'inquiétudes sur ce point, c'est un phénomène saisonnier, qui ne présage pas de l'évolution du millésime et d'une hypothétique « fermeture », que nous ne prévoyons pas plus importante que d'habitude. Cela souligne en revanche que ces 2015 ont la structure et la fraîcheur suffisantes pour évoluer bien et longtemps.


    Disons pour conclure sur les commentaires entendus ici ou là, que la presse goûte beaucoup plus d'échantillons que nous et que leur vision est plus générale. Fatalement, cela conduit à une sorte de moyenne et donc à relativiser les déceptions dans les années plus difficiles et les réussites dans les grandes années. Les goûts évoluent aussi, on privilégie la finesse, on se méfie des millésimes trop chauds, on analyse et on décortique beaucoup ... Aux dépens du pur plaisir de la dégustation et ces vins en ont à revendre !


    Car au delà de ces dégustations faites à l'instant « t », notre expérience de vigneron et de professionnel du vin n'est pas à négliger : ce millésime nous a enthousiasmé depuis le début et ne nous a jamais déçu en cours d'élevage, jusqu'à ce jour. 
Pour en donner une idée, on pourrait dire qu'il représente un mélange entre les millésimes 2005 et 2009 : de concentration similaire, voire un peu plus importante, il emprunte au premier sa fraîcheur de fruit, son soyeux en bouche et au second quelques notes aromatiques plus sucrées (vanille, chocolat, réglisse, ...) et une volupté certaine. Un mélange aux proportions variables selon les vins mais où 2005 semble majoritaire. 

    
De très bon augure donc pour l'avenir car 2015 devrait avoir la belle capacité de vieillissement de 2005 (sans le côté sévère qui commence à frustrer quelques amateurs) et la séduction de 2009 (qui déjoue les quelques pronostics alarmistes faits à son encontre, les vins étant encore loin de leur apogée).

    Notes de dégustation

    BLANCS

    Bourgogne blanc
    Un premier nez très mûr, où domine notamment la vanille, cède bientôt la place aux fruits jaunes, à l'abricot et même à une pointe d'agrume. C'est bien ouvert et complexe.
    La bouche procure une bonne surprise en étant plus resserrée qu'attendue. Le vin est compact, gras, avec une finale légèrement acidulée qui le soutient.
    Un vin bien équilibré et assez accessible. À partir de 2018.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert
    Nez vif, presque incisif, de fruits jaunes : pomme, poire, citron, citron vert ... On sent aussi, comme souvent sur ce vin, le caillou et une touche de bois/vanille. L'ensemble, un peu serré au départ, s'ouvre progressivement et devient très avenant.
    La bouche est assez ample au début, avec une bonne sensation de gras mais devient plus fine et incisive à la fin, moment où l'acidité prend le pas.
    Une synthèse entre maturité et acidité, qui fonctionne à fond cette année ! Très prometteur. A partir de 2020.

    Saint-Romain
    Le premier nez est légèrement réduit et laisse apparaître quelques notes boisées. Puis viennent les agrumes, notamment le citron vert, qui donnent une grande impression de fraîcheur.
    La bouche n'est pas aussi acide que le nez pourrait le laisser croire. L'attaque est ample, la suite élégante, plutôt droite et fine jusqu'au bout.
    C'est un vin très prometteur, structuré et fin, qui demande encore à s'intégrer. Il forme un beau couple avec le millésime mais un vieillissement jusqu'en 2020 lui fera du bien.

    Saint-Aubin
    Un nez bien ouvert et gourmand, où dominent des arômes flatteurs : brioche, frangipane, biscuit, fruits jaunes (poire), fruits exotiques (mangue).
    La bouche est plutôt ample , ronde, avec une finale légèrement chaude, avant que l'acidité ne reprenne le dessus. On finit même par une pointe de minéralité.
    Beau vin assez dense, qui doit s'affiner. A partir de 2020.

    Meursault
    Le nez d'emblée est riche, sucré, avec notamment des notes d'abricot et d'angélique. Ce n'est pas lourd mais bien présent et solide.
    En ouche, le vin commence par donner une impression de grande générosité mais continue sur la finesse et termine par une finale serrée sans être acide. On se dit que cela ne peut pas être autre chose qu'un Meursault ...
    Un vin prometteur, avec beaucoup de potentiel, qui demande encore à s'intégrer et qu'il ne faut pas visiter avant 2021.

    Corton Charlemagne
    Un nez mûr et complexe où l'on retrouve la vanille, le miel, le massepain, l'abricot ...
    La bouche, quoique généreuse, fait un peu plus droite et monte en puissance jusqu'à une finale sur l'acidité et la fraîcheur. On sent beaucoup de réserve.
    Un beau vin de synthèse, mûr, avec une certaine opulence mais aussi avec la minéralité que l'on aime sur cette appellation. Attendre 2020.


    ROUGES

    Bourgogne
    Un nez complexe, où l'on distingue des notes sucrées, de la cerise confite, une touche de menthol et de végétal.
    En bouche, le vin est fin, très élégant, charmant même ... Il se déploie en cours de dégustation, avec une finale marquée, sans excès.
    On ne peut que constater un bel équilibre et une cohérence, qui promettent beaucoup de plaisir dans quelques années. À partir de 2020.

    Marsannay
    Le nez est élégant et donne déjà une impression de minéralité. Le fruit est là bien sûr, très joli avec ses notes de framboise et de cerise.
    La bouche est caressante, très douce, avec peut-être un peu moins d'acidité que d'habitude. Du coup, le vins paraît souple, accessible et pourrait se boire dès 2018, pour une première impression du millésime.

    Fixin
    Nez très ouvert, on pourrait même dire typique de ce vin, avec cette combinaison si particulière de framboise, bois et arômes légèrement végétaux. On y retrouve également la fraise et la cerise confite. Voilà pour les arômes fruités mais si l'on cherche, on trouvera de la minéralité, des notes fumées et une touche de caramel.
    La bouche est très caressante, fine mais concentrée aussi, droite, on en viendrait presque à trouver la finale serrée sur l'acidité, ce qui est inhabituel pour ce vin.
    L'impression générale est très belle et gourmande et donne un vin très prometteur, qu'il faudra peut-être attendre un peu plus longtemps que d'habitude. A partir de 2019.

    Morey Saint Denis
    Beau nez profond de fruits rouges (fraise, cerise, framboise), complété par des arômes d'alcool (kirsch, rhum) et de nougat.
    Jolie bouche agréable, gourmande mais avec une bonne densité et des tannins légers en finale.
    Le tout est séducteur mais pas superficiel, il y a une structure sous-jacente qui soutient bien le vin. On peut estimer toutefois que le vin est encore un peu serré et qu'attendre jusqu'en 2020 est nécessaire.

    Pommard
    Le nez est immédiatement ouvert et séducteur : des notes fruitées, où la framboise domine, également des notes florales, de fleurs blanches, plus surprenantes dans un vin rouge. C'est tout à fait sympa !
    Cette impression charmante se poursuit en bouche : le vin n'est pas imposant, il est facile, avec une certaine longueur tout de même et une belle chair qui vient adoucir une touche acide qui se montre en finale.
    Évidemment, une architecture assez différente des vins de la côte de Nuits, cette année, le caractère du vin n'a pas été brouillé par des événements climatiques traumatisants ! Beaucoup de charme, sans manque de fond, que l'on pourra approcher à partir de 2018.

    Gevrey-Chambertin
    Le nez est plutôt ouvert et élégant. On y distingue la cerise et pas mal de notes sucrées de type nougat, caramel, frangipane ...
    La bouche est ample mais reste très fine tout au long de la dégustation, avec une finale légèrement acide qui redresse le vin.
    Pas de chaleur, pas de sévérité, une belle intégration ... Un vin intéressant et abordable peut-être dès 2020.

    Chambolle-Musigny
    Une vraie gourmandise au nez, associant les fruits noirs, la vanille et la frangipane. On en mangerait !
    La bouche est charnue en début de dégustation mais finit plus fermement et laisse une impression de vin compact.
    Beaucoup de structure et de concentration pour ce « village », une belle acidité de surcroît, éléments qui donnent un vin qui aura besoin de temps. À partir de 2020.

    Nuits Saint Georges
    Beau nez profond de fruits rouges et noirs : framboise, mûre ... Des notes florales également, conjuguées à des arômes végétaux discrets et agréables. Une très jolie entrée en matière !
    En bouche, la première impression est celle d'un vin plutôt serré et dense mais pas austère, malgré des tanins perceptibles en finale.
    Un vin sur la réserve, qui demandera à s'ouvrir. Ne pas hésiter à le décanter s'il est consommé tôt. Sinon, essayer à partir de 2019.

    Vosne-Romanée
    Un nez éclatant, très axé sur les fruits noirs (cassis) et rouges (framboise, cerise). Une touche de boisé renforce l'ensemble.
    Très jolie bouche caressante, intense, avec une finale acide et vivifiante.
    Véritablement une des stars du millésime, bien aidé par son acidité naturelle et qui ne fait même pas austère, même si un vieillissement sera nécessaire. A partir de 2021.


    Fixin 1er Cru Clos du Chapitre
    Après une note de légère réduction préliminaire, les fruits noirs (cassis, mûre) apparaissent et donnent une impression de profondeur au vin, soulignée par des touches boisées (moka, fumée) et légèrement végétales.
    En bouche, le vin fait encore un peu serré et compact mais également fin, direct, élégant, juteux même en finale, avec une pointe acide qui le dynamise.
    On peut dire qu'aujourd'hui, le vin est encore sur la réserve mais qu'il est extrêmement prometteur. Cela vaut la peine d'attendre jusqu'en 2022 pour qu'il se donne complètement.

    Chambolle-Musigny 1er Cru les Cras
    Une première impression au nez de légère réduction. Puis apparaissent des arômes profonds de réglisse, bois, sucre roux et de fruits noirs, notamment de cassis. On sent de la profondeur, au fur et à mesure que le vins s'ouvre.
    La bouche est large, caressante, plutôt généreuse et sympathique et finit sur la minéralité.
    L'ensemble n'est pas vraiment dur, nous sommes bien à Chambolle, mais demandera un peu de temps pour se fondre et est en tout cas très prometteur.

    Chambolle-Musigny 1er Cru les Feusselottes
    Un nez avenant dès l'ouverture, avec ses arômes de fruits rouges et noirs, soutenus par des notes boisées discrètes mêlant le sucre de cane et le fumé.
    En bouche, le fruit domine également ; la composition du vin oscille entre densité et finesse, avec une jolie finale, pas trop dure.
    Énormément de charme pour ce Feusselotte, encore plus aimable que d'habitude puisqu'il se laisserait déjà presque boire ... À partir de 2019.

    Vosne-Romanée 1er Cru les Chaumes
    C'est un nez plaisant, bien ouvert, qui nous accueille, sous forme de fruits rouges et noirs (cerise, cassis, mûre), de réglisse et de notes boisées (caramel et cannelle).
    La bouche est assez droite, va en s'élargissant et finit sur l'acidité. Le vin montre de la droiture, de la précision, sans être dur.
    On imagine qu'il ne demande qu'à s'affiner ... Mais cela demandera du temps. A partir de 2024.

    Nuits St Georges 1er Cru aux Argillas
    Le nez est profond et fait ressortir les fruits noirs (cassis, mûre), quelques notes végétales et boisées (cannelle).
    La bouche est sur la même ligne, ample et caressante. L'acidité est présente dès le départ mais le vin n'est pas serré : il est soutenu par cette acidité et fait généreux, presque massif.
    C'est pour cela qu'un vieillissement, pour obtenir plus de subtilité, est nécessaire. Ce vin très beau et prometteur mérite d'être oublié jusqu'en 2022 au minimum.

    Nuits St Georges 1er Cru les Perrières
    On se perd rapidement dans un dédale d'arômes très différents : tout d'abord une très légère réduction et puis les fruits rouges apparaissent, puis des notes florales et aussi des fruits noirs. Le tout est complexe et envoûtant.
    En bouche, le vin est un peu resserré au premier abord mais pas dur. Tout au long de la dégustation, il développe du gras et de la structure et la finale est longue.
    Ce Nuits Perrières est un peu plus corsé que d'habitude mais tout aussi complexe et fait partie des grandes réussites du millésime ! À partir de 2020.

    Nuits St Georges 1er Cru aux Murgers
    Difficile de dire exactement pourquoi le nez fait immédiatement penser à Nuits St Georges : des arômes profonds de fruits noirs, renforcés par des notes de réglisse et de cannelle et une touche d'arômes végétaux.
    En bouche, le vin est riche et il pourrait être lourd, si la fraîcheur ne prenait rapidement le relais en milieu de dégustation. La finale est droite et fine, presque serrée.
    De la patience sera nécessaire avant de déguster ce vin au très grand potentiel. C'est une des stars de l'année mais il faudrait attendre 2022.

    Nuits St Georges 1er Cru aux Boudots
    Beaucoup d'exubérance au nez avec des arômes assez présents de vanille, rhum, caramel. Le fruit, principalement la cerise rouge et noire, émerge progressivement.
    La bouche paraît également un peu en retrait au départ mais se livre peu à peu. Le vin est serré, presque restreint mais se développe en tapissant le palais et finit sur des tannins présents.
    Certainement un énorme potentiel mais réservé et peu loquace actuellement. Il va lui falloir du temps. On peut essayer à partir de 2023.

    Clos de Vougeot
    Arômes profonds de cerise et framboise, avec des notes de cassis également. Un peu de caramel et des notes florales et de zeste d'orange. Manifestement, les raisins étaient bien mûrs, sans que l'on décèle de sur-maturité.
    La bouche est généreuse de prime abord mais on sent tout de suite une certaine rectitude et pas mal de droiture, de retenue et de longueur.
    L'équilibre est magnifique, un peu sur la réserve actuellement. Le vin ne manque pas de puissance par ailleurs et il vaudra mieux attendre 2022 avant de commencer à l'approcher.

    Corton la Vigne au Saint
    Un nez plutôt sur les fruits rouges, framboise et groseille, et l'on décèle également des arômes de fumé et des notes sucrées de rhum.
    Le vin est généreux en début de bouche, assez gras mais plutôt serré, avec une pointe d'acidité qui le redresse en finale.
    Cette vigne nous avait habitué à un côté charmeur et dilettante, force est de constater cette année un caractère « Corton » plus marqué, qui se traduit par une certaine rigueur. Pas avant 2022.

    Corton Perrières
    Au nez, de la cerise fraîche, confite, des touches de violette et même de fruits jaunes.
    En bouche, le vin fait juteux, plein de sève, pas forcément très large mais avec beaucoup de mâche, une finale longue et minérale et une très belle fraîcheur tannique.
    Ce vin sera très séduisant dans quelques années. Il est encore un peu strict aujourd'hui mais on ne peut pas parler de sévérité, juste de réserve car il s'élargit en cours de dégustation. A partir de 2022.

    Corton Clos Rognet
    C'est la maturité qui est d'abord évidente et qui s'exprime par des notes de caramel et de réglisse. Puis on sent les fruits, rouges et noirs, assez fins et discrets au début, puis allant en s'élargissant. Il lui faut un peu d'air pour prendre ses aises.
    La bouche est dense et large, un peu compacte et sur la réserve mais restant cohérente jusqu'à la fin, avec une belle finale, serrée sans excès, et une jolie longueur.
    Très prometteur, complexe et fin ; évidemment encore sur la réserve mais on sent qu'il ne demande qu'à s'étendre. À partir de 2022.

    Échezeaux les Rouges du Bas
    Nez profond de cerise et de cassis. Côté séduction, on note des touches de biscuit et d'amandes. Le tout donne une impression de densité.
    La bouche est bien large et caressante dès le début. On s'attend presque à un vin compact, massif, voire dur mais le milieu de bouche est fin et la finale sur la fraîcheur.
    Il fait grosse impression et paraît plus intégré que d'habitude. Le potentiel de vieillissement est très impressionnant. Pour saisir toute la complexité de ce vin, il faudra attendre 2025 au moins.

    Vosne-Romanée 1er Cru aux Brulées
    Un nez un peu discret, sur les fruits noirs (cerise, cassis), quelques notes végétales, fumées, minérales et iodées. S'ouvre progressivement.
    En bouche, il se montre très large, imposant, presque massif même ... Sauf à la fin où il finit minéral.
    Un vin qui s'épand en prenant son temps et qui semble tailler pour l'éternité ! À partir de 2025.

    Vosne-Romanée 1er Cru au Cros Parantoux
    Au nez, des fruits noirs, quelques notes végétales, on distingue également, de manière surprenante, des fruits jaunes.
    La bouche est super ample, caressante, soyeuse et montre une très belle concentration. Difficile à décrire en fait car très complète, avenante, déjà très intégrée et procurant une incroyable émotion.
    Beaucoup d'exubérance et d'intégration, taillé pour la route ! Peut-être notre meilleur Cros depuis ... ? À préserver jusqu'à 2025

    Richebourg
    Un nez très complexe, où l'on retrouve les traditionnels fruits rouges (framboise), le boisé subtil (massepain, anis) et même une touche de fleur d'oranger.
    En bouche, il fait un peu moins dense que le Cros mais plus sur la réserve, avec un énorme potentiel de finesse et de complexité.
    Très long mais dans la discrétion aristocratique.
    Une finesse incroyable, qui ne demande qu'à s'épanouir. À partir de 2024.

  • 2014, millesime d'Équilibre

    2014, un millésime d'équilibre, malgré une saison contrastée

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    Description générale du millésime et notes de dégustation


    2014, UN MILLÉSIME D'ÉQUILIBRE MALGRÉ UNE SAISON CONTRASTÉE


    Après un débourrement très précoce, les choses traînèrent un peu et la floraison se fit début juin, comme d'habitude. Les vignes reprirent du retard en été à cause temps maussade et les vendanges eurent lieu à une date légèrement plus précoce que la normale. Un développement par à-coups que l'on retrouve au niveau des précipitations : après un printemps exceptionnellement sec, l'été fut bien arrosé ... Ce qui nous permit hélas de faire connaissance avec la drosophile suzukii, mouche à vinaigre des plus nuisibles. Heureusement, le retour du beau temps à partir du 25 août et une courageuse équipe de pré-vendangeurs, partis dans les vignes avec la mission d'enlever les baies malades pour contenir la reproduction de l'insecte, permirent de contenir la maladie.

    Les vendanges se déroulèrent sous le beau temps, à partir du 13 septembre.


    L'équilibre est la caractéristique principale des vins du millésime 2014. En effet, malgré le beau temps qui continua pendant les vendanges, les degrés alcooliques ne sont pas élevés. Probablement une conséquence du stress que les vignes ont dû éprouver lors de cette année heurtée. Pourtant, les vins montrent une belle maturité, sous forme d'une texture enveloppante et d'arômes sucrés. L'acidité est également bien présente et permet une belle fraîcheur aromatique, qui redynamise les vins en fin de bouche. Pour l'anecdote, malgré l'influence des drosophiles, les acidités volatiles sont parmi les plus basses de ces derniers millésimes. Au final, les vins ont une composition analytique proche de l'idéal (entre 12,5 et 13° d'alcool, 3,55 pH).

    Les vins d'entrée de gamme sont plutôt aériens, légers dans le bon sens du terme, assez friands et faciles. La structure devient de plus en plus importante au fur et à mesure que l'on monte en gamme, certains vins donnent même une impression de sérieux, sans être agressifs. Les blancs, traditionnellement plus élevés en degré, montrent un grand équilibre, une fraîcheur joyeuse et au final pourraient bien signer une des plus belles réussites de ces dernières années. 

    Quand on y réfléchit, on peut avoir de grandes espérances pour ce millésime. Certes la concentration n'est pas tout à fait au même niveau que 2012 ou 2010 ... mais il y a un peu plus de fraîcheur qu'en 2012 et les vins sont beaucoup plus détendus qu'en 2010. Tous les espoirs sont  donc permis !


    NOTES DE DÉGUSTATION :


    BLANCS


    Bourgogne blanc

    Tout de suite, on sent un vin bien ouvert avec des arômes frais d'agrumes, de prune et de fleurs. Une petite réduction apparaît également en fond de verre.

    La bouche est ample, légèrement resserrée en finale. L' ensemble est bien cohérent et présente une synthèse intéressante entre fraîcheur et maturité. 

    Un joli exemple de bourgogne blanc en 2014.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert

    Nez bien ouvert d'agrumes (citron, pamplemousse), de cailloux et de bois, où la maturité est aussi bien présente. 

    La bouche est droite, pointue : le gras apparaît en milieu de dégustation et la finale est acidulée.

    Un vin tendu mais très prometteur, qui a besoin d'un peu de vieillissement pour s'épanouir, se déployer. À partir de 2018.



    Saint-Romain

    À l'ouverture, une légère réduction qui met en avant le caillou, la pierre à fusil, la terre mouillée ...

    En bouche, le vin est assez tendu et l'impression de minéralité se confirme. Le vin a du fond pourtant, le gras est perceptible en attaque et l'ensemble est très cohérent tout au long de la dégustation.

    Un vin très prometteur, typique de ces bourgognes tendus que l'on aime beaucoup désormais, et qu'il faudra savoir attendre.



    Meursault

    Une vigne située au nord de Meursault, qui donne un vin que l'on peut qualifier de très typique de son appellation : le fruit est mûr avec des notes d'abricot, on perçoit une légère réduction de type terre-caillou et également quelques notes florales et fumées.

    En bouche, le vin est très ample et même gras. Heureusement, on perçoit également une pointe acide à la fin, qui aide à relever le vin.

    Un vin avec du potentiel, qui paraît d'un grand classicisme et qu'il faudrait attendre 3 ans (2019).


    Corton Charlemagne

    Le nez évoque d'abord des notes minérales et de terre, du fumé ; les arômes de fruit (prune) et de fleurs sont sous-jacents ; également une touche d'anis, sympathique. Sans être fermé, on sent que ce vin a de la retenue.

    En bouche, le vin est droit mais compact, dense et même généreux, avec une finale minérale marquée. 

    Un très bel ensemble, plus ouvert en bouche que le nez ne le laisse penser. Évidemment, quelques années de vieillissement seront bénéfiques. On peut essayer à partir de 2019 mais 2020 ou 21 serait plus raisonnable.



    ROUGES


    Bourgogne

    Tout d'abord, un très joli nez, où domine la cerise, rouge et noire. Quelques arômes sucrés de cacao également.

    La texture est soyeuse, très fine, charmeuse ; la finale est légèrement acidulée, avec des tannins discrets.

    Le tout est très élégant, peut-être plus distingué et prêt à boire que d'habitude.

    Un vin typique de son millésime, étonnant pour un bourgogne, que l'on pourra goûter assez tôt. À partir de 2017.


    Marsannay

    Le nez est d'emblée sympathique et montre surtout des fruits rouges (cerise, framboise, groseille) à l'ouverture, puis des épices (muscade) et des notes de thé fumé.

    La bouche est fine, élégante, légèrement acidulée en finale.

    L'ensemble est léger (pas maigre), très convivial et demandera un peu de temps pour s'approfondir.


    Fixin

    Des arômes de fruits rouges (fraise, framboise), auxquels s'ajoutent des notes légèrement réductives de bois et de cailloux.

    La texture est très sympathique, comme toujours avec ce vin. L'attaque est soyeuse, le milieu de bouche très fin et la finale légèrement serrée, avant un retour de dégustation très long.

    On ne sera pas surpris que la séduction soit au rendez vous ; mais il y a également de la structure. Attendre donc 2018 au minimum.


    Morey Saint Denis

    Le nez est d'abord assez discret mais on sent des arômes profonds de cerise. Puis, cela s'élargit, la cerise devient tout à fait envoûtante et l'on sent également des touches de bois et de réglisse.

    Le vin a du gras mais donne l'impression d'être droit, sur la réserve ; la finale est d'ailleurs légèrement tannique. 

    Beaucoup de réserve de convivialité pour ce vin mais il a besoin de temps pour s'épanouir. Attendre 2019.


    Pommard

    Un nez de fruits noirs, où se mêlent la cerise et le cassis ; une touche de réduction, à moins que ce ne soit un côté terrien qui se fasse sentir. Un mélange inhabituel de sérieux et de séduction ...

    Ce sont la droiture et la sévérité qui dominent en début de bouche, on s'attend à une finale tannique, presque dure : pas du tout, le vin est structuré certes, mais sans excès. 

    Un bel ensemble, qui ne demande qu'à s'affiner et à s'élargir. Très prometteur.


    Gevrey-Chambertin

    Le nez est bien ouvert et même profond : on y détecte des fruits noirs (et en particulier de la cerise bien mûre), une touche de menthol, de bois, de réglisse : une complexité intéressante !

    La bouche est plutôt généreuse, avec pas mal de gras en attaque. Cependant, la fin est légère et donne une impression minérale, tout en offrant une bonne persistance. 

    Ce gevrey est bien dans son appellation, avec un côté un peu sévère mais il évite l'austérité ou la lourdeur et constitue donc un ensemble très intéressant.


    Chambolle-Musigny

    Beau nez bien ouvert et puissant de fruits noirs (cerise, myrtille), avec des notes fumées et des arômes de réglisse.

    La bouche est soyeuse, ramassée et la structure apparaît dès le départ. La finale acide serre un peu le vin, sans que l'équilibre et le potentiel soient remis en cause. 

    Ce vin est assez sérieux pour le millésime. Il est donc conseillé d'attendre 2020 minimum.


    Nuits Saint Georges

    Vin désormais sous étiquette négoce mais toujours constitué en partie de notre parcelle des «Bas de Combe», en cours de renouvellement.

    Un nez d'abord dominé par les fruits rouges (cerise, framboise), où l'on trouve également un peu de sucré (amande, vanille) et une touche de réduction animale.

    La bouche est caressante et montre beaucoup de gras en attaque mais assez vite, elle se tend pour finir sur une certaine austérité, de bon aloi. 

    Au fond, ce vin est un «gentil», qui ne demande qu'un peu de patience pour s'épanouir à nouveau.


    Vosne-Romanée

    Le nez est très séducteur, enchanteur même : on y trouve de la vanille, du cassis, de la framboise. Cela paraît déjà bien intégré et se développe encore dans le verre.

    La bouche est dense et caressante à la fois. On constate une très belle concentration mais du charme aussi et une structure discrète en fin de bouche, moins marquée que d'habitude.

    Très beau vin, montrant déjà une belle intégration et un équlibre très prometteur. À partir de 2019.


    Fixin 1er Cru Clos du Chapitre

    Un super nez de framboise et de biscuit, où l'on découvre aussi une touche de pâte d'amande. Et des arômes de fleurs qui s'invitent au festival ! Tout cela est très séducteur.

    En bouche, c'est tout d'abord très caressant. Le vin devient ensuite droit, vertical, avec une finale légèrement tannique et acide. L'impression de minéralité est forte. 

    Un vin qui doit attendre pour s'affiner mais qui a le potentiel de devenir très séducteur et aérien. 


    Chambolle-Musigny 1er Cru les Cras

    Joli nez expressif où dominent des notes de cerise rouge et de fumé. 

    La bouche confirme ce côté avenant en déployant une texture ample, caressante, verticale, jusqu'à une finale discrète mais longue.

    Le vin est cohérent, très Chambolle : aimable et séducteur mais non sans une certaine puissance. Beaucoup de charme. À partir de 2018.


    Chambolle-Musigny 1er Cru les Feusselottes 

    Au nez, un côté mûr, épicé (poivre et muscade), fumé et des fruits rouges (cerise) sous-jacents.

    La bouche est sympathique, bien équilibrée, avec un joli soyeux, qui se déploie largement. Cependant, la structure tanninque se fait sentir et la finale est, comme toujours, un peu plus marquée.

    Un vin qui ne manque pas de charme mais demande encore un peu de temps pour s'accomplir ; à boire à partir de 2020.


    Vosne-Romanée 1er Cru les Chaumes

    Le vin paraît tout de suite avenant, avec ses arômes de framboise, groseille, sa touche de vanille et de thé fumé.

    Une attaque toute en douceur, aimable et concentrée à la fois. La finale est progressive et resserre un peu le vin en donnant une impression légèrement acidulée (citron).

    Beaucoup de finesse et d'intégration pour ce vin et une réserve de bon aloi, tout à fait prometteuse. On ne peut s'empêcher de se dire qu'on a là un Vosne typique, concentré et élégant en même temps.


    Nuits St Georges 1er Cru aux Argillas

    Comme souvent, un nez très orienté sur les fruits noirs (cassis, myrtille). 

    En bouche, beaucoup d'amplitude, de la profondeur mais on sent tout de suite aussi la droiture, avec une finale marquée par l'acidité.

    Le vin est très cohérent mais compact, serré, se livrant peu, légèrement austère. Rien d'anormal pour ce terroir qui gagne beaucoup en complexité au vieillissement. Il faut donc être patient, on en est récompensé !


    Nuits St Georges 1er Cru les Perrières

    Un nez sur les fruits rouges, où la fraise et la framboise dominent. Puis on sent un peu de bois brulé et de réglisse.

    La bouche est séductrice avec une belle texture en attaque et beaucoup de finesse par la suite. La finale est longue et légèrement épicée. 

    Un vin tout en dentelle et en finesse mais soutenu par une structure discrète qui le porte. Très jolie complexité. Spontanément, on penserait plutôt à Chambolle qu'à Nuits ... Un effet de la minéralité intrinsèque de ce terroir. 


    Nuits St Georges 1er Cru aux Murgers

    Beau nez ouvert et complexe où les fruits rouges dominent, suivis des arômes sucrés. On perçoit également  à la fin des fruits noirs ... Une impression de tarte aux myrtilles ou de crème brûlée ! 

    La bouche est ronde, très agréable et donne une impression de grande maturité. Les tannins et l'acidité sont très bien intégrés. 

    Un vin puissant et chaleureux, pas un mot plus haut que l'autre, pourtant il paraît typique de son terroir de Nuits St Georges... Et séducteur avec ça ! Cependant, ne pas avoir peur d'attendre jusqu'en 2021 au moins.



    Nuits St Georges 1er Cru aux Boudots

    Des fruits noirs (cassis) et de la groseille. Un bois légèrement brûlé et une petite réduction animale qui se dissipe assez vite, compètent le tableau.

    En bouche, le vin est droit et compact, les fruits noirs ressortent et donnent beaucoup de fraîcheur et de jeunesse. De la de tension tout au long de la dégustation, la finale est un peu tannique mais en cours d'intégration.

    Le tout est impressionnant et très prometteur. À attendre cependant, jusqu'à 2021 minimum.



    Clos de Vougeot

    Un nez très ouvert et charmeur où l'on peut trouver des fruits rouges et noirs, du bois, du zeste d'orange, de la réglisse, des fleurs ... Le tout se développe encore dans le verre et compose un bouquet tout à fait enchanteur.

    La bouche est ronde, grasse et même puissante mais s'affine tout au long de la dégustation, avant de finir sur une légère touche d'austérité, à peine perceptible. 

    Le tout est vraiment épanoui, droit et charnu en même temps et réalisant une sorte de synthèse improbable entre charme et structure, capacité de vieillissement et ouverture.

    On peut essayer à partir de 2020, mais 2022 serait plus indiqué.



    Corton la Vigne au Saint

    Joli nez où dominent les fruits rouges (groseille, framboise) et les arômes sucrés, de quoi vous rappeler des goûters d'enfance ...

    En bouche, une belle attaque tapissante et ample, on retrouve également la fraîcheur que l'on soupçonnait au nez. La finale n'est pas agressive du tout. 

    Un vin élégant et plutôt facile, sur la finesse et le charme : on ne le lui reprochera pas !


    Corton Perrières

    Un joli nez, tout d'abord discret, qui évoque tout de suite la minéralité sur des notes légères de caillou et de pierre à fusil. Beaucoup de fruit également : groseille, cerise, cassis, framboise ...

    En bouche, le vin est ample mais très élégant et fin, jusqu'à la finale, bien longue.

    Le tout est très charmeur et finit joyeusement sur une impression de fruits et de légers tannins. Très, très prometteur. On peut essayer en 2019 ou 20 mais attendre 2022 serait plus sage.

     

    Corton Clos Rognet

    Nez profond et séducteur de cerise noire. Un peu de bois, une touche de caramel et des notes florales aussi en fond de verre ... 

    En bouche, le vin est complet, sucré et moins massif que d'habitude. C'est l'élégance qui domine, avec une finale très longue et qui s'amplifie, bien qu'elle soit encore serrée. 

    Un très bel équilibre et un beau potentiel de séduction qui devrait s'affirmer dans les prochaines années.


    Échezeaux les Rouges du Bas

    Très beau nez ouvert et sucré, qui évoque la vanille, la cerise et les fruits noirs. Un peu de bois brûlé également. Déjà beaucoup de profondeur.

    On sent tout de suite la structure et la texture enveloppante en début de bouche. Sans être rugueuse, la finale est serrée et compacte. 

    Ce vin est très intéressant, il se présente bien mais montre beaucoup de puissance, qu'il faudra dompter au cours des prochaines années. 


    Vosne-Romanée 1er Cru aux Brulées

    Des fruits noirs et comme souvent, des arômes de brulé, le terme technique étant «empyreumatique».

    La bouche est généreuse mais droite, toute de puissance contenue. La finale, très longue, est surprenamment fine, légère même. 

    Un vin imposant et mûr au début et aérien à la fin ... Beaucoup de caratère et de séduction en même temps. Très, très prometteur.


    Vosne-Romanée 1er Cru au Cros Parantoux

    Nez très profond de fruits rouges et noirs. On y trouve également des arômes de bois, vanille et cannelle. 

    En bouche, on sent une structure imposante et beaucoup de gras. La finale est tannique mais en voie d'intégration.

    Puissant, concentré, démonstratif, ce grand vin a besoin d'un affinage prolongé.


    Richebourg

    Nez riche et démonstratif où l'on trouve toute la palette des petits fruits de début d'été : framboise, groseille, cassis ... Une touche de pâte d'amande vient lier tout cela.

    En bouche, le vin est caressant, doux et ample à la fois. Charmeur, finalement. Le tout est complexe, long, raffiné et surtout très long ...

    Moins m'as-tu-vu que le Cros Parantoux mais plus de classe ... Cette année, très ouvert. 


  • destination oregon

    DESTINATION OREGON : Nicolas-Jay, the Oregon venture initiated by Jean-Nicolas Méo and his friend Jay Boberg (and supported by the domaine) is now entering a decisive phase with the release of its first wine on April 2nd. Check out the new website at nicolasjay.com

    en savoir plus

    Nicolas-Jay, l'aventure américaine initiée par Jean-Nicolas Méo et son ami Jay Boberg (et soutenue par le domaine) entre dans une phase décisive avec le lancement de son premier vin le 2 avril 2016.


    Nous vous engageons à visiter le site    http://www.nicolas-jay.com


    La saison 2014 en Oregon fut plutôt facile, même si cela cachait évidemment quelques pièges : un temps ensoleillé et chaud, des raisins tout à fait sains, une bonne récolte, une vendange sans accrocs (Bon, c'était une première vendange, ce n'est jamais aussi facile que cela).

    Les vins obtenus furent doux et avenants et dès lors, le défi fut de forger une cuvée possédant finesse, subtilité et structure discrète.

    Désormais mis en bouteilles depuis mi-décembre, nous sommes très fiers de présenter ce vin d'Oregon typique, avec ses arômes de mûres et de confiture de framboise. En bouche, une texture riche et généreuse vous accueille et vous accompagne, pour se terminer par une touche de tannins jeunes, qui aide à maintenir tension et structure jusqu'à la fin.