• 2019, conforme a la legende des millesimes en « 9 »

    Oui, c'est une année chaude, ce qui est presque normal pour un millésime en « 9 ». 

    Notons toutefois qu'elles se succèdent depuis 2015.


    Les notes de dégustation seront publiées au fur et à mesure de la mise en bouteille. 

    QUELQUES TRAITS SAILLANTS DE LA CAMPAGNE VITICOLE
    LES VENDANGES
    LS VINS
    NOTES DE DEGUSTATION BOURGOGNE ET VILLAGES
    NOTES DE DEGUSTATION PREMIERS CRUS
    NOTES DE DEGUSTATION GRANDS CRUS ET ASSIMILES

    La saison, y compris l'hiver, est marquée par un déficit en pluie assez conséquent. 

    Le printemps ne fut pas particulièrement précoce, avec en particulier un mois de mai assez frais, la fin de fleur laissait présager un début de récolte entre le 18 et le 20 septembre. Une année normale donc ... 

    C'était sans compter avec un été arrivant brusquement et permettant une pousse très rapide. Puis ce furent quelques épisodes de canicule ... 

    L'oïdium a été une constante préoccupation au cours de la saison mais les autres maladies nous ont laissé tranquilles. La situation était donc très saine à la vendange, avec juste un peu de sec à trier.


    Pendant ce temps, la chaleur et l'ensoleillement faisaient évoluer la maturation rapidement, nous conduisant à ré-évaluer constamment la date de vendange. 

    Finalement, le top départ fut donné le 13 septembre, presque une semaine avant la date initialement prévue ... Malgré une floraison parfois hétérogène, nous avons trouvé des raisins très mûrs, bons à récolter partout, y compris le Clos St Philibert, qui n'a pas eu le décalage habituel avec les vignes de la Côte. 

    Les degrés se sont envolés et sont très élevés (presque tous les vins sont autour de 14°) mais la bonne surprise fut de constater de belles acidités, assez mordantes même en début de cuvaison, avec des extractions de couleur profonde dès le début. Peu de fins de fermentation difficiles et au total, une vinification sans problème malgré la maturité élevée.

    Ils nous ont enthousiasmé dès le départ : riches, profonds, puissants mais tout en douceur ... Bien sûr, marqués par la maturité, avec énormément de sucrosité, mais également un soutien acide important, nettement plus intense qu'en 2018. Une très bonne base de départ ... 


    Dans ce cas, tout ce qu'il y a à craindre, c'est le syndrome « grand millésime », c'est à dire un peu trop de puissance qui gommerait les terroirs. Ce n'est pas le cas, l'élevage a joué son rôle et les vins se sont affinés, chacun est bien conforme à son caractère ! 

    Au passage, cela est rassurant quant aux effets du changement climatique sur notre région, la Bourgogne n'est pas dénaturée ...


    Des vins dont on peut probablement espérer l'évolution suivante : une jeunesse riche mais tout en volupté et gourmandise, certaines bouteilles étant à saisir dans cet état, par pur plaisir ; une période plus refermée, après 2-3 ans de bouteille, qu'il vaudrait mieux éviter ; une renaissance après 8-10 ans, où des vins plus tendus qu'au départ commenceront à montrer leur vrai visage et leur magnifique équilibre. Une évolution à la ... 2009 !


    BLANCS


    Bourgogne blanc

    Un joli nez ouvert, sur les fruits jaunes mûrs mais où on distingue tout de même une fraîcheur de bon aloi. Le bois est léger et bien intégré.

    En bouche, le vin est d'abord franc et vif, puis se déploie en montrant une belle rondeur (et même une pointe de chaleur) mais se termine en se resserrant sur l'acidité.

    L'ensemble produit une excellente impression, plaisante, équilibrée, gourmande, le vin paraît accessible dès la fin 2021 et doit rester à son optimum jusqu'en 2026.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert

    Le nez est très expressif, néanmoins fin : des notes de fruits exotiques (litchi, ananas), une pointe de poivre et de végétal, un boisé bien intégré ...

    En bouche, le vin est subtil, fin, direct. La droiture est évidente, pour ceux qui visualisent la parcelle, on a l'impression de goûter ses cailloux ... L'acidité, traditionnelle dans ce vin, le porte et lui donne une belle longueur.

    Un « Clos St Phi » très bien équilibré et gourmand, même si le vin est encore assez discret et peut progresser. Attendre fin 2022 pour une consommation jusqu'à la fin de la décennie.


    Ladoix

    Un nez globalement aimable, où se détachent les fruits blancs, mais aussi un soupçon de réduction, annonçant une certaine austérité.

    En bouche, le vin est direct, assez dense et compact, avec pas mal de tension. L'acidité est présente en finale.

    Un vin où la gourmandise n'est pas absente mais qui présente actuellement un profil réservé et un peu fermé. L'élevage est encore un peu présent, ainsi que quelques notes soufrées. Le tout est prometteur mais demande à s'affiner jusqu'à 2022 au moins pour être dégusté.


    Saint-Aubin 1er cru 2018

    Des fruits jaunes et blancs et un boisé bien intégré caractérisent le nez, même si il est nécessaire de passer au dessus d'une certaine réduction soufrée au premier abord.

    La bouche est belle, avec du gras, la finale fine et épicée. Un reste d'acidité anguleuse subsiste en fin de dégustation.

    On retrouve bien le caractère du St Aubin, avec son austérité de bon aloi mais le vin gagnerait à attendre encore deux ou trois ans avant d'être consommé. De 2023 à 2030


    Meursault


    ROUGES


    Bourgogne Côte d'Or « hémisphère sud »

    Un nez ouvert, où l'on trouve des fruits noirs, de la figue et un léger végétal.

    En bouche, un côté charnu et rond, dense et cohérent, avec une finale plutôt fine, où une certaine chaleur se fait sentir.

    Très joli vin, qui montre déjà une belle finesse et que l'on peut donc déguster dès maintenant. Garde sans problème dans les 10 ans qui viennent.



    Bourgogne Côte d'Or « hémisphère nord »

    Un nez intense de fruits rouges écrasés (cerise griotte, fraise, figue fraîche) bien mûrs mais séducteurs.

    En bouche, une maturité évidente, du gras mais on évite la lourdeur. La finale est plus serrée, avec des tanins fougueux, qui prolongent le vin plus qu'ils ne le serrent et qui sont enveloppés par une belle sucrosité.

    Le tout constitue un mélange étonnant d'accessibilité, de gourmandise et de sérieux. Très ouvert, on peut déjà le consommer pour sa générosité de fruit mais il se gardera sans problème durant les 10 prochaines années.



    Bourgogne Côte d'Or « Etienne Camuzet »

    Le nez est un peu plus discret sur ce vin mais se livre progressivement : des fruits rouges et noirs, des fleurs, des cailloux humides ...

    En bouche, très souple, voir tendre, les tanins sont lisses, la finale légère et très gourmande. L'ensemble est très cohérent.

    Malgré une dégustation très sympathique, ce vin ne paraît pas complètement prêt à boire, il paraît encore un peu en retrait. À garder encore jusque'à fin 2022 pour une dégustation jusqu'en 2027.



    Marsannay

    Un nez ouvert de fruits rouges bien mûrs. Également des épices et des notes fumées.

    En bouche, le vin est charnu et bien présent, presque imposant. La texture est soyeuse et chaleureuse mais la finale presque tendue et l'acidité se fait remarquer.

    Voilà un vin expressif, agréable, multi-facettes et que l'on peut aborder dès maintenant bien que, selon toute probabilité, il gagnera en finesse au cours des prochaines années et en tout cas jusqu'en 2027.


    Fixin

    Les fruits rouges et noirs sont présents, bien que le nez soit assez discret. Malgré cela, il se dégage une impression de profondeur de ce premier contact.

    Comme souvent pour ce vin, la bouche est tendre, fine même au premier abord, puis la trame semble se densifier pour finir de nouveau sur une impression très élégante.

    Toujours beaucoup de charme pour cette cuvée très souple, qui pourrait cependant gagner en équilibre et densité au cours des prochains mois. À aborder fin 2022 pour une dégustation jusqu'en 2028.


    Morey Saint Denis



    Volnay


    Pommard





    Chambolle-Musigny


    Nuits Saint Georges

    Voilà un joli nez subtil, composé de fruits rouges, de vanille, cannelle, boisé ... Le tout est ouvert, gourmand et bien intégré.

    En bouche, la texture est caressante et ample, les tannins fermes mais raffinés. On obtient ainsi une belle longueur, sur une impression de sucre et de finesse.

    Ce vin est à la fois harmonieux et structuré, complexe et profond. Il a beaucoup d'avenir, tout en étant abordable dès maintenant. Certainement un des vins emblématique du millésime, que l'on peut commencer à boire dès 2022 et que l'on pourra garder sans problème jusqu'en 2030.

    Vosne-Romanée








  • les 2014 apres 5 ans de bouteille

    L'année dernière, nous avons inauguré un cycle de dégustation « 5 ans après » pour juger l'évolution et la présentation des vins après 5 ans de bouteille.

    Lors de la même dégustation il y a un an, le millésime 2013 nous avait surpris par son ouverture, qu'en est il des 2014 aujourd'hui ? 
    Comme l'année dernière, nous avions des amis pour nous assister, cette fois une fine équipe de FICOFI, Delphine en tête, merci à eux pour l'excellent accompagnement qu'ils nous ont prodigué ! 
    Notre expérience jusqu'à présent avec 2014, c'est qu'après une belle « mise en place » dans les deux premières années de vieillissement, les vins avaient eu tendance à se refermer, une évolution somme toute très classique, les 2013 constituant plutôt une exception à cet égard.

     

    À l'époque de sa mise sur le marché, nous avions décrit 2014 comme un millésime d'équilibre : maturité tout à fait convenable, entre 12,5 et 13°, acidité et tannins bien présents mais sans excès. Les vins d'entrée de gamme étaient décrits comme « approchables », les premiers crus et grands crus comme « structurés » voire « sérieux ».

    Même si les vendanges n'ont pas été particulièrement tardives cette année-là (début le 13 septembre), il ne s'agit donc pas d'une année chaude, c'est même notre dernière année fraîche : tous les millésimes depuis ont été en effet marqués par la chaleur, peut-être à des degrés divers, en tout cas suffisamment pour donner des caractéristiques d'années mûres à nos vins.
    Ce contexte n'est pas anodin car nos palais se re-étalonnent vite et nous ne sommes peut-être plus tellement prêts à évaluer un millésime comme 2014, assez éloigné de ces caractéristiques de concentration et de sucrosité.


    Place à la dégustation proprement dite ! Les vins ont tous été goûtés à leur ouverture, sans préparation, ce qui permet de juger leur évolution.



    NOTES DE DEGUSTATION
    BILAN DE LA DEGUSTATION

    La saison, y compris l'hiver, est marquée par un déficit en pluie assez conséquent. 

    Le printemps ne fut pas particulièrement précoce, avec en particulier un mois de mai assez frais, la fin de fleur laissait présager un début de récolte entre le 18 et le 20 septembre. Une année normale donc ... 

    C'était sans compter avec un été arrivant brusquement et permettant une pousse très rapide. Puis ce furent quelques épisodes de canicule ... 

    L'oïdium a été une constante préoccupation au cours de la saison mais les autres maladies nous ont laissé tranquilles. La situation était donc très saine à la vendange, avec juste un peu de sec à trier.


    Pendant ce temps, la chaleur et l'ensoleillement faisaient évoluer la maturation rapidement, nous conduisant à ré-évaluer constamment la date de vendange. 

    Finalement, le top départ fut donné le 13 septembre, presque une semaine avant la date initialement prévue ... Malgré une floraison parfois hétérogène, nous avons trouvé des raisins très mûrs, bons à récolter partout, y compris le Clos St Philibert, qui n'a pas eu le décalage habituel avec les vignes de la Côte. 

    Les degrés se sont envolés et sont très élevés (presque tous les vins sont autour de 14°) mais la bonne surprise fut de constater de belles acidités, assez mordantes même en début de cuvaison, avec des extractions de couleur profonde dès le début. Peu de fins de fermentation difficiles et au total, une vinification sans problème malgré la maturité élevée.

    Ils nous ont enthousiasmé dès le départ : riches, profonds, puissants mais tout en douceur ... Bien sûr, marqués par la maturité, avec énormément de sucrosité, mais également un soutien acide important, nettement plus intense qu'en 2018. Une très bonne base de départ ... 


    Dans ce cas, tout ce qu'il y a à craindre, c'est le syndrome « grand millésime », c'est à dire un peu trop de puissance qui gommerait les terroirs. Ce n'est pas le cas, l'élevage a joué son rôle et les vins se sont affinés, chacun est bien conforme à son caractère ! 

    Au passage, cela est rassurant quant aux effets du changement climatique sur notre région, la Bourgogne n'est pas dénaturée ...


    Des vins dont on peut probablement espérer l'évolution suivante : une jeunesse riche mais tout en volupté et gourmandise, certaines bouteilles étant à saisir dans cet état, par pur plaisir ; une période plus refermée, après 2-3 ans de bouteille, qu'il vaudrait mieux éviter ; une renaissance après 8-10 ans, où des vins plus tendus qu'au départ commenceront à montrer leur vrai visage et leur magnifique équilibre. Une évolution à la ... 2009 !


    BLANCS


    Bourgogne blanc

    Un joli nez ouvert, sur les fruits jaunes mûrs mais où on distingue tout de même une fraîcheur de bon aloi. Le bois est léger et bien intégré.

    En bouche, le vin est d'abord franc et vif, puis se déploie en montrant une belle rondeur (et même une pointe de chaleur) mais se termine en se resserrant sur l'acidité.

    L'ensemble produit une excellente impression, plaisante, équilibrée, gourmande, le vin paraît accessible dès la fin 2021 et doit rester à son optimum jusqu'en 2026.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert

    Le nez est très expressif, néanmoins fin : des notes de fruits exotiques (litchi, ananas), une pointe de poivre et de végétal, un boisé bien intégré ...

    En bouche, le vin est subtil, fin, direct. La droiture est évidente, pour ceux qui visualisent la parcelle, on a l'impression de goûter ses cailloux ... L'acidité, traditionnelle dans ce vin, le porte et lui donne une belle longueur.

    Un « Clos St Phi » très bien équilibré et gourmand, même si le vin est encore assez discret et peut progresser. Attendre fin 2022 pour une consommation jusqu'à la fin de la décennie.


    Ladoix

    Un nez globalement aimable, où se détachent les fruits blancs, mais aussi un soupçon de réduction, annonçant une certaine austérité.

    En bouche, le vin est direct, assez dense et compact, avec pas mal de tension. L'acidité est présente en finale.

    Un vin où la gourmandise n'est pas absente mais qui présente actuellement un profil réservé et un peu fermé. L'élevage est encore un peu présent, ainsi que quelques notes soufrées. Le tout est prometteur mais demande à s'affiner jusqu'à 2022 au moins pour être dégusté.


    Saint-Aubin 1er cru 2018

    Des fruits jaunes et blancs et un boisé bien intégré caractérisent le nez, même si il est nécessaire de passer au dessus d'une certaine réduction soufrée au premier abord.

    La bouche est belle, avec du gras, la finale fine et épicée. Un reste d'acidité anguleuse subsiste en fin de dégustation.

    On retrouve bien le caractère du St Aubin, avec son austérité de bon aloi mais le vin gagnerait à attendre encore deux ou trois ans avant d'être consommé. De 2023 à 2030


    Meursault


    ROUGES


    Bourgogne Côte d'Or « hémisphère sud »

    Un nez ouvert, où l'on trouve des fruits noirs, de la figue et un léger végétal.

    En bouche, un côté charnu et rond, dense et cohérent, avec une finale plutôt fine, où une certaine chaleur se fait sentir.

    Très joli vin, qui montre déjà une belle finesse et que l'on peut donc déguster dès maintenant. Garde sans problème dans les 10 ans qui viennent.



    Bourgogne Côte d'Or « hémisphère nord »

    Un nez intense de fruits rouges écrasés (cerise griotte, fraise, figue fraîche) bien mûrs mais séducteurs.

    En bouche, une maturité évidente, du gras mais on évite la lourdeur. La finale est plus serrée, avec des tanins fougueux, qui prolongent le vin plus qu'ils ne le serrent et qui sont enveloppés par une belle sucrosité.

    Le tout constitue un mélange étonnant d'accessibilité, de gourmandise et de sérieux. Très ouvert, on peut déjà le consommer pour sa générosité de fruit mais il se gardera sans problème durant les 10 prochaines années.



    Bourgogne Côte d'Or « Etienne Camuzet »

    Le nez est un peu plus discret sur ce vin mais se livre progressivement : des fruits rouges et noirs, des fleurs, des cailloux humides ...

    En bouche, très souple, voir tendre, les tanins sont lisses, la finale légère et très gourmande. L'ensemble est très cohérent.

    Malgré une dégustation très sympathique, ce vin ne paraît pas complètement prêt à boire, il paraît encore un peu en retrait. À garder encore jusque'à fin 2022 pour une dégustation jusqu'en 2027.



    Marsannay

    Un nez ouvert de fruits rouges bien mûrs. Également des épices et des notes fumées.

    En bouche, le vin est charnu et bien présent, presque imposant. La texture est soyeuse et chaleureuse mais la finale presque tendue et l'acidité se fait remarquer.

    Voilà un vin expressif, agréable, multi-facettes et que l'on peut aborder dès maintenant bien que, selon toute probabilité, il gagnera en finesse au cours des prochaines années et en tout cas jusqu'en 2027.


    Fixin

    Les fruits rouges et noirs sont présents, bien que le nez soit assez discret. Malgré cela, il se dégage une impression de profondeur de ce premier contact.

    Comme souvent pour ce vin, la bouche est tendre, fine même au premier abord, puis la trame semble se densifier pour finir de nouveau sur une impression très élégante.

    Toujours beaucoup de charme pour cette cuvée très souple, qui pourrait cependant gagner en équilibre et densité au cours des prochains mois. À aborder fin 2022 pour une dégustation jusqu'en 2028.


    Morey Saint Denis



    Volnay


    Pommard





    Chambolle-Musigny


    Nuits Saint Georges

    Voilà un joli nez subtil, composé de fruits rouges, de vanille, cannelle, boisé ... Le tout est ouvert, gourmand et bien intégré.

    En bouche, la texture est caressante et ample, les tannins fermes mais raffinés. On obtient ainsi une belle longueur, sur une impression de sucre et de finesse.

    Ce vin est à la fois harmonieux et structuré, complexe et profond. Il a beaucoup d'avenir, tout en étant abordable dès maintenant. Certainement un des vins emblématique du millésime, que l'on peut commencer à boire dès 2022 et que l'on pourra garder sans problème jusqu'en 2030.

    Vosne-Romanée








    JNM

    Hautes Côtes de Nuits « Clos St Philibert » 2014 : 

    Un joli nez, assez mûr, avec une trace de réduction. Le boisé se révèle sous forme de notes grillées et anisées.

    En bouche, le vin révèle un beau volume, paraît presque doucereux avant une finale encore bien acide qui lui apporte beaucoup de relief.

    On peut dire que le vin a fait preuve d'une bonne intégration, que l'évolution est positive, en particulier parce que l'élevage s'est bien intégré. Pour autant, le vin a besoin de s'aérer et gagnerait en intégration avec quelques années de plus, idéalement de trois à cinq ans.


    Marsannay 2014 :

    Premier nez discret mais qui s'ouvre vite sur des notes de fruits rouges et de cerise à l'eau de vie. On devine également une pointe épicée et de sous-bois.

    La bouche est assez caressante, la texture souple. Le vin ensuite continue sur sa lancée fine et élégante, avec une finale relevée comme il faut par l'acidité et des notes poivrées.

    Au final, un vin avenant, expressif quoique fin, qui paraît bon à boire désormais. Bien sûr, il peut encore attendre 3 à 5 ans mais cela n'est pas indispensable compte-tenu de sa structure légère.


    Chambolle Feusselottes 2014 : 

    Un nez qui dénote une certaine évolution (cuir, clou de girofle), un peu de réduction mais également après aération, des fruits noirs d'une belle intensité.

    La bouche est soyeuse, chatoyante, sympathique même si la finale est marquée par du tannin, voire de l'amertume pour certains.

    C'est une bouteille intéressante car le vin est déjà expressif. Il peut cependant encore gagner en largeur en bouche et on peut espérer que la finale se polisse davantage dans les 3 à 7 ans à venir.


    Vosne Romanée 2014 : 

    Un peu fermé de prime abord, avec des senteurs presque animales, qui finissent pas laisser la place à des fruits rouges mûrs (cerise, framboise). Belle intégration du bois sur des notes réglissées et mentholées.

    En bouche, de la concentration, une certaine rigueur, une belle trame gainée, entre volume et tannins encore fermes.

    Malgré un vin harmonieux, cohérent, bien intégré, on sent encore une certaine restriction, il ne se livre pas encore complètement. Une garde d'au moins 3 ans, plus probablement 5, semble nécessaire.


    Vosne Chaumes 2014 : 

    Un nez fumé, très légèrement réduit, avec quelques notes végétales. Après aération, des arômes floraux, de griotte et d'agrumes, sans compter les notes toastées et vanillées.

    En bouche, une très belle trame, avec une attaque franche, une très belle cohérence et une finale aux tannins solides.

    Une alliance de gourmandise et de rectitude, représentant certainement un très beau potentiel d'élégance et de saveurs. Malgré cela, il exprime encore beaucoup de retenue et mérite de vieillir 3 à 7 ans encore.


    Clos Vougeot 2014 :

    Le nez est tout à la fois profond, délicat et séducteur : entre des notes de fruits noirs sucrés, de fleurs comme la rose, l'élevage s'intègre parfaitement sous forme de terre humide et feuille séchée.

    En bouche, il fait montre de douceur et de suavité tout en donnant l'impression d'être sur la réserve. La texture est caressante, les tannins délicats, mais le vin reste quelque peu monolithique. On peut gagner en complexité dans les années à venir, à moins qu'un carafage ne lui donne des ailes ?


    Vosne Brulées 2014 :

    Assez fermé au début, il faut le solliciter pour recueillir les fruits noirs par delà la réduction, le réglisse et les touches fumées.

    En bouche, assez puissant, imposant même, avec une attaque franche, un milieu de bouche volumineux et une finale racée mais tannique.

    Un superbe vin, majestueux, profond, non sans harmonie mais qui doit absolument vieillir pour révéler tout son potentiel. Encore 10 ans !


    FICOFI

    Hautes Côtes de Nuits Clos Saint-Philibert

    Beaucoup de vivacité et fraîcheur en bouche, bien équilibrées par un certain gras et du volume, de la rondeur

    Conforme au vin et au millésime

    Prêt à boire - à ouvrir à l'avance

     

    Marsannay

    Après aération, nez intense de fruits rouges frais

    Belle typicité de Marsannay

    Vif, digeste et prêt à boire

     

    Vosne-Romanée

    (Les Barreaux + Aux Communes)

    Nez mûr et concentré (cerise, framboise)

    Droiture, tension, élégance

    Peut attendre encore quelques années : encore très serré mais beau potentiel, belle matière

     

    Chambolle-Musigny Les Feusselottes

    Nez plus évolué, un peu secondaire, plus expressif

    Trame acidité/tannins bien équilibrée

    Toucher de bouche avec un joli grain de tannin

    Un peu serré, propre au millésime un peu froid, mais très intéressant

    Prêt à boire même si bénéficiera d'un vieillissement prolongé

     

    Vosne-Romanée 1er Cru Les Chaumes

    Arômes de fruits rouges et noirs, note mentholée ? (10-15% de rafle)

    Belle matière, un peu sur la réserve, finale un peu sévère

    Vin racé, avec une belle structure tannique

     

    Clos Vougeot

    Nez déjà assez ouvert et très plaisant, sur le fruit (cassis ?).

    Bel équilibre en bouche entre acidité et tanins, belle énergie

     

    Vosne-Romanée 1er Cru Aux Brûlées

    Légère pointe de réduction au premier nez, s'ouvre à l'aération. Nez caractéristique des Brûlées : floral et épicé.

    Beaucoup de puissance et d'intensité en bouche. Tannins fins. Très belle longueur en bouche.

    Grand potentiel de garde, à attendre quelques années pour se polir parfaitement.

    JNM

    À part le Marsannay et le Chambolle Feusselottes, cette dégustation est une confirmation de ce que l'on soupçonnait, à savoir que le millésime n'est pas encore prêt. Les Vosne en particulier se sont bien refermés, la description qui en était faite à leur sortie laissait entrevoir des vins plus approchables. Le Clos Vougeot, comme souvent entre charme et structure, se laisse finalement deviner plus facilement.

    Ce millésime fin, pas forcément très concentré selon les standards actuels, requiert paradoxalement un surcroit de vieillissement pour pouvoir précisément révéler toute sa complexité et ne pas paraître en décalage par rapport aux vins produits ces dernières années. Il est sur la bonne route mais pas encore à destination.




    FICOFI

    Cinq ans après leur mise en bouteille, les 2014 du Domaine Méo-Camuzet, encore très jeunes, nous livrent leurs premiers enseignements : ce millésime est marqué par de jolis nez de fruits frais, une belle vivacité et des tannins bien présents mais fins. Etant le dernier millésime frais de ces dernières années, son profil plutôt atypique par rapport à ce qui s'est fait ensuite, sera à notre avis recherché dans quelques années.

    Si quelques vins s'ouvrent déjà et commencent à être prêts à boire (Marsannay, Feusselottes, voire le Clos Saint-Philibert), la plupart restent, comme attendu, encore un peu serrés et n'ayant pas encore livré tout leur potentiel d'expression. Ce potentiel est évident et quelques années de plus leur conféreront plus d'ouverture et de souplesse. On peut penser à ce stade que ces 2014 seront plutôt à ouvrir à partir de 2025-2030. Les Chaumes et Aux Brûlées, par leur puissance tannique, pourront certainement attendre 2030-2035 - si vous en avez la patience !

  • prix de la jeune création artistique 2019

    Dans le cadre du 60ème anniversaire du Domaine, nous avons créé en coopération avec l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Dijon un prix de la Jeune Création Artistique.


    Ce prix, ouvert aux étudiants et aux jeunes diplômés, a pour objectif de leur donner la possibilité de créer et présenter une oeuvre exprimant, selon leur sensibilité et leurs moyens techniques et artistiques propres, la perception qu'ils ont du territoire de la Bourgogne et de la résonance de son patrimoine immatériel. Reconnu en 2015 par l'Unesco, le patrimoine immatériel des Climats de Bourgogne est aussi source d'inspiration pour les jeunes artistes bourguignons.

    Les projets ont été reçus dans le courant du mois de Mai, et le jury a retenu l'oeuvre d'Amélie Berrodier, « Domaine », comme lauréat du prix de la Jeune Création Artistique.

    Un prix spécial du Jury a été créé pour récompenser l'oeuvre de Julie Grosche, «A possible field of experience ».

    L'ensemble des projets reçus seront exposés dans le cadre des événements liés aux 60 ans du domaine, courant Novembre.


    Amélie Berrodier, Julie Grosche, Erika Povilonyté, Angélique Jacquemoire, Carole Lebon, Andrea Sparta, merci de nous avoir offert une autre vision, passionnante et décalée, du terroir que nous exploitons au quotidien !


    Le jury a réuni :

    Jean Nicolas et Nathalie MEO, Domaine Méo-Camuzet

    Angéline SCHERF, Conservateur en Chef, Fondation Louis Vuitton

    Alicia KNOCK, Conservateur, Centre Pompidou

    Roland de LA BROSSE, Chef d'entreprise, Président d'Adhex, Président d'Interface

    Martine LE GAC, Professeure d'Histoire des Arts, ENSA Dijon

    Amélie Berrodier - Domaine
    Julie Grosche - A possible field of experience

    La saison, y compris l'hiver, est marquée par un déficit en pluie assez conséquent. 

    Le printemps ne fut pas particulièrement précoce, avec en particulier un mois de mai assez frais, la fin de fleur laissait présager un début de récolte entre le 18 et le 20 septembre. Une année normale donc ... 

    C'était sans compter avec un été arrivant brusquement et permettant une pousse très rapide. Puis ce furent quelques épisodes de canicule ... 

    L'oïdium a été une constante préoccupation au cours de la saison mais les autres maladies nous ont laissé tranquilles. La situation était donc très saine à la vendange, avec juste un peu de sec à trier.


    Pendant ce temps, la chaleur et l'ensoleillement faisaient évoluer la maturation rapidement, nous conduisant à ré-évaluer constamment la date de vendange. 

    Finalement, le top départ fut donné le 13 septembre, presque une semaine avant la date initialement prévue ... Malgré une floraison parfois hétérogène, nous avons trouvé des raisins très mûrs, bons à récolter partout, y compris le Clos St Philibert, qui n'a pas eu le décalage habituel avec les vignes de la Côte. 

    Les degrés se sont envolés et sont très élevés (presque tous les vins sont autour de 14°) mais la bonne surprise fut de constater de belles acidités, assez mordantes même en début de cuvaison, avec des extractions de couleur profonde dès le début. Peu de fins de fermentation difficiles et au total, une vinification sans problème malgré la maturité élevée.

    Ils nous ont enthousiasmé dès le départ : riches, profonds, puissants mais tout en douceur ... Bien sûr, marqués par la maturité, avec énormément de sucrosité, mais également un soutien acide important, nettement plus intense qu'en 2018. Une très bonne base de départ ... 


    Dans ce cas, tout ce qu'il y a à craindre, c'est le syndrome « grand millésime », c'est à dire un peu trop de puissance qui gommerait les terroirs. Ce n'est pas le cas, l'élevage a joué son rôle et les vins se sont affinés, chacun est bien conforme à son caractère ! 

    Au passage, cela est rassurant quant aux effets du changement climatique sur notre région, la Bourgogne n'est pas dénaturée ...


    Des vins dont on peut probablement espérer l'évolution suivante : une jeunesse riche mais tout en volupté et gourmandise, certaines bouteilles étant à saisir dans cet état, par pur plaisir ; une période plus refermée, après 2-3 ans de bouteille, qu'il vaudrait mieux éviter ; une renaissance après 8-10 ans, où des vins plus tendus qu'au départ commenceront à montrer leur vrai visage et leur magnifique équilibre. Une évolution à la ... 2009 !


    BLANCS


    Bourgogne blanc

    Un joli nez ouvert, sur les fruits jaunes mûrs mais où on distingue tout de même une fraîcheur de bon aloi. Le bois est léger et bien intégré.

    En bouche, le vin est d'abord franc et vif, puis se déploie en montrant une belle rondeur (et même une pointe de chaleur) mais se termine en se resserrant sur l'acidité.

    L'ensemble produit une excellente impression, plaisante, équilibrée, gourmande, le vin paraît accessible dès la fin 2021 et doit rester à son optimum jusqu'en 2026.


    Hautes Côtes de Nuits Clos St Philibert

    Le nez est très expressif, néanmoins fin : des notes de fruits exotiques (litchi, ananas), une pointe de poivre et de végétal, un boisé bien intégré ...

    En bouche, le vin est subtil, fin, direct. La droiture est évidente, pour ceux qui visualisent la parcelle, on a l'impression de goûter ses cailloux ... L'acidité, traditionnelle dans ce vin, le porte et lui donne une belle longueur.

    Un « Clos St Phi » très bien équilibré et gourmand, même si le vin est encore assez discret et peut progresser. Attendre fin 2022 pour une consommation jusqu'à la fin de la décennie.


    Ladoix

    Un nez globalement aimable, où se détachent les fruits blancs, mais aussi un soupçon de réduction, annonçant une certaine austérité.

    En bouche, le vin est direct, assez dense et compact, avec pas mal de tension. L'acidité est présente en finale.

    Un vin où la gourmandise n'est pas absente mais qui présente actuellement un profil réservé et un peu fermé. L'élevage est encore un peu présent, ainsi que quelques notes soufrées. Le tout est prometteur mais demande à s'affiner jusqu'à 2022 au moins pour être dégusté.


    Saint-Aubin 1er cru 2018

    Des fruits jaunes et blancs et un boisé bien intégré caractérisent le nez, même si il est nécessaire de passer au dessus d'une certaine réduction soufrée au premier abord.

    La bouche est belle, avec du gras, la finale fine et épicée. Un reste d'acidité anguleuse subsiste en fin de dégustation.

    On retrouve bien le caractère du St Aubin, avec son austérité de bon aloi mais le vin gagnerait à attendre encore deux ou trois ans avant d'être consommé. De 2023 à 2030


    Meursault


    ROUGES


    Bourgogne Côte d'Or « hémisphère sud »

    Un nez ouvert, où l'on trouve des fruits noirs, de la figue et un léger végétal.

    En bouche, un côté charnu et rond, dense et cohérent, avec une finale plutôt fine, où une certaine chaleur se fait sentir.

    Très joli vin, qui montre déjà une belle finesse et que l'on peut donc déguster dès maintenant. Garde sans problème dans les 10 ans qui viennent.



    Bourgogne Côte d'Or « hémisphère nord »

    Un nez intense de fruits rouges écrasés (cerise griotte, fraise, figue fraîche) bien mûrs mais séducteurs.

    En bouche, une maturité évidente, du gras mais on évite la lourdeur. La finale est plus serrée, avec des tanins fougueux, qui prolongent le vin plus qu'ils ne le serrent et qui sont enveloppés par une belle sucrosité.

    Le tout constitue un mélange étonnant d'accessibilité, de gourmandise et de sérieux. Très ouvert, on peut déjà le consommer pour sa générosité de fruit mais il se gardera sans problème durant les 10 prochaines années.



    Bourgogne Côte d'Or « Etienne Camuzet »

    Le nez est un peu plus discret sur ce vin mais se livre progressivement : des fruits rouges et noirs, des fleurs, des cailloux humides ...

    En bouche, très souple, voir tendre, les tanins sont lisses, la finale légère et très gourmande. L'ensemble est très cohérent.

    Malgré une dégustation très sympathique, ce vin ne paraît pas complètement prêt à boire, il paraît encore un peu en retrait. À garder encore jusque'à fin 2022 pour une dégustation jusqu'en 2027.



    Marsannay

    Un nez ouvert de fruits rouges bien mûrs. Également des épices et des notes fumées.

    En bouche, le vin est charnu et bien présent, presque imposant. La texture est soyeuse et chaleureuse mais la finale presque tendue et l'acidité se fait remarquer.

    Voilà un vin expressif, agréable, multi-facettes et que l'on peut aborder dès maintenant bien que, selon toute probabilité, il gagnera en finesse au cours des prochaines années et en tout cas jusqu'en 2027.


    Fixin

    Les fruits rouges et noirs sont présents, bien que le nez soit assez discret. Malgré cela, il se dégage une impression de profondeur de ce premier contact.

    Comme souvent pour ce vin, la bouche est tendre, fine même au premier abord, puis la trame semble se densifier pour finir de nouveau sur une impression très élégante.

    Toujours beaucoup de charme pour cette cuvée très souple, qui pourrait cependant gagner en équilibre et densité au cours des prochains mois. À aborder fin 2022 pour une dégustation jusqu'en 2028.


    Morey Saint Denis



    Volnay


    Pommard





    Chambolle-Musigny


    Nuits Saint Georges

    Voilà un joli nez subtil, composé de fruits rouges, de vanille, cannelle, boisé ... Le tout est ouvert, gourmand et bien intégré.

    En bouche, la texture est caressante et ample, les tannins fermes mais raffinés. On obtient ainsi une belle longueur, sur une impression de sucre et de finesse.

    Ce vin est à la fois harmonieux et structuré, complexe et profond. Il a beaucoup d'avenir, tout en étant abordable dès maintenant. Certainement un des vins emblématique du millésime, que l'on peut commencer à boire dès 2022 et que l'on pourra garder sans problème jusqu'en 2030.

    Vosne-Romanée








    JNM

    Hautes Côtes de Nuits « Clos St Philibert » 2014 : 

    Un joli nez, assez mûr, avec une trace de réduction. Le boisé se révèle sous forme de notes grillées et anisées.

    En bouche, le vin révèle un beau volume, paraît presque doucereux avant une finale encore bien acide qui lui apporte beaucoup de relief.

    On peut dire que le vin a fait preuve d'une bonne intégration, que l'évolution est positive, en particulier parce que l'élevage s'est bien intégré. Pour autant, le vin a besoin de s'aérer et gagnerait en intégration avec quelques années de plus, idéalement de trois à cinq ans.


    Marsannay 2014 :

    Premier nez discret mais qui s'ouvre vite sur des notes de fruits rouges et de cerise à l'eau de vie. On devine également une pointe épicée et de sous-bois.

    La bouche est assez caressante, la texture souple. Le vin ensuite continue sur sa lancée fine et élégante, avec une finale relevée comme il faut par l'acidité et des notes poivrées.

    Au final, un vin avenant, expressif quoique fin, qui paraît bon à boire désormais. Bien sûr, il peut encore attendre 3 à 5 ans mais cela n'est pas indispensable compte-tenu de sa structure légère.


    Chambolle Feusselottes 2014 : 

    Un nez qui dénote une certaine évolution (cuir, clou de girofle), un peu de réduction mais également après aération, des fruits noirs d'une belle intensité.

    La bouche est soyeuse, chatoyante, sympathique même si la finale est marquée par du tannin, voire de l'amertume pour certains.

    C'est une bouteille intéressante car le vin est déjà expressif. Il peut cependant encore gagner en largeur en bouche et on peut espérer que la finale se polisse davantage dans les 3 à 7 ans à venir.


    Vosne Romanée 2014 : 

    Un peu fermé de prime abord, avec des senteurs presque animales, qui finissent pas laisser la place à des fruits rouges mûrs (cerise, framboise). Belle intégration du bois sur des notes réglissées et mentholées.

    En bouche, de la concentration, une certaine rigueur, une belle trame gainée, entre volume et tannins encore fermes.

    Malgré un vin harmonieux, cohérent, bien intégré, on sent encore une certaine restriction, il ne se livre pas encore complètement. Une garde d'au moins 3 ans, plus probablement 5, semble nécessaire.


    Vosne Chaumes 2014 : 

    Un nez fumé, très légèrement réduit, avec quelques notes végétales. Après aération, des arômes floraux, de griotte et d'agrumes, sans compter les notes toastées et vanillées.

    En bouche, une très belle trame, avec une attaque franche, une très belle cohérence et une finale aux tannins solides.

    Une alliance de gourmandise et de rectitude, représentant certainement un très beau potentiel d'élégance et de saveurs. Malgré cela, il exprime encore beaucoup de retenue et mérite de vieillir 3 à 7 ans encore.


    Clos Vougeot 2014 :

    Le nez est tout à la fois profond, délicat et séducteur : entre des notes de fruits noirs sucrés, de fleurs comme la rose, l'élevage s'intègre parfaitement sous forme de terre humide et feuille séchée.

    En bouche, il fait montre de douceur et de suavité tout en donnant l'impression d'être sur la réserve. La texture est caressante, les tannins délicats, mais le vin reste quelque peu monolithique. On peut gagner en complexité dans les années à venir, à moins qu'un carafage ne lui donne des ailes ?


    Vosne Brulées 2014 :

    Assez fermé au début, il faut le solliciter pour recueillir les fruits noirs par delà la réduction, le réglisse et les touches fumées.

    En bouche, assez puissant, imposant même, avec une attaque franche, un milieu de bouche volumineux et une finale racée mais tannique.

    Un superbe vin, majestueux, profond, non sans harmonie mais qui doit absolument vieillir pour révéler tout son potentiel. Encore 10 ans !


    FICOFI

    Hautes Côtes de Nuits Clos Saint-Philibert

    Beaucoup de vivacité et fraîcheur en bouche, bien équilibrées par un certain gras et du volume, de la rondeur

    Conforme au vin et au millésime

    Prêt à boire - à ouvrir à l'avance

     

    Marsannay

    Après aération, nez intense de fruits rouges frais

    Belle typicité de Marsannay

    Vif, digeste et prêt à boire

     

    Vosne-Romanée

    (Les Barreaux + Aux Communes)

    Nez mûr et concentré (cerise, framboise)

    Droiture, tension, élégance

    Peut attendre encore quelques années : encore très serré mais beau potentiel, belle matière

     

    Chambolle-Musigny Les Feusselottes

    Nez plus évolué, un peu secondaire, plus expressif

    Trame acidité/tannins bien équilibrée

    Toucher de bouche avec un joli grain de tannin

    Un peu serré, propre au millésime un peu froid, mais très intéressant

    Prêt à boire même si bénéficiera d'un vieillissement prolongé

     

    Vosne-Romanée 1er Cru Les Chaumes

    Arômes de fruits rouges et noirs, note mentholée ? (10-15% de rafle)

    Belle matière, un peu sur la réserve, finale un peu sévère

    Vin racé, avec une belle structure tannique

     

    Clos Vougeot

    Nez déjà assez ouvert et très plaisant, sur le fruit (cassis ?).

    Bel équilibre en bouche entre acidité et tanins, belle énergie

     

    Vosne-Romanée 1er Cru Aux Brûlées

    Légère pointe de réduction au premier nez, s'ouvre à l'aération. Nez caractéristique des Brûlées : floral et épicé.

    Beaucoup de puissance et d'intensité en bouche. Tannins fins. Très belle longueur en bouche.

    Grand potentiel de garde, à attendre quelques années pour se polir parfaitement.

    JNM

    À part le Marsannay et le Chambolle Feusselottes, cette dégustation est une confirmation de ce que l'on soupçonnait, à savoir que le millésime n'est pas encore prêt. Les Vosne en particulier se sont bien refermés, la description qui en était faite à leur sortie laissait entrevoir des vins plus approchables. Le Clos Vougeot, comme souvent entre charme et structure, se laisse finalement deviner plus facilement.

    Ce millésime fin, pas forcément très concentré selon les standards actuels, requiert paradoxalement un surcroit de vieillissement pour pouvoir précisément révéler toute sa complexité et ne pas paraître en décalage par rapport aux vins produits ces dernières années. Il est sur la bonne route mais pas encore à destination.




    FICOFI

    Cinq ans après leur mise en bouteille, les 2014 du Domaine Méo-Camuzet, encore très jeunes, nous livrent leurs premiers enseignements : ce millésime est marqué par de jolis nez de fruits frais, une belle vivacité et des tannins bien présents mais fins. Etant le dernier millésime frais de ces dernières années, son profil plutôt atypique par rapport à ce qui s'est fait ensuite, sera à notre avis recherché dans quelques années.

    Si quelques vins s'ouvrent déjà et commencent à être prêts à boire (Marsannay, Feusselottes, voire le Clos Saint-Philibert), la plupart restent, comme attendu, encore un peu serrés et n'ayant pas encore livré tout leur potentiel d'expression. Ce potentiel est évident et quelques années de plus leur conféreront plus d'ouverture et de souplesse. On peut penser à ce stade que ces 2014 seront plutôt à ouvrir à partir de 2025-2030. Les Chaumes et Aux Brûlées, par leur puissance tannique, pourront certainement attendre 2030-2035 - si vous en avez la patience !

    Amélie Berrodier réalise des films, des photographies et des installations au seuil de l'espace intime. De ses rencontres précipitées par différents protocoles (lettres, porte à porte, attente devant des portes-cochères) elle élabore des portraits en quête d'équilibre entre empathie et distance avec ses modèles. Les gestes du quotidien se prêtent aux jeux de la fiction, se cherchent devant l'attente face caméra entre contrôle de soi et lâcher prise.
    Voici le mot de passe pour accéder à la page de l'oeuvre : DOM19MEO
    "Domaine", l'oeuvre présentée par son auteur
    Cette pièce est une série de sept tableaux vidéo réalisés avec l'équipe du domaine Méo-Camuzet. Chaque séquence qui compose cet ensemble est un plan fixe qui dresse le portrait «figé» d'un des vignerons implantés dans son espace de travail, tout en capturant l'activité qui continue de se dérouler autour, en arrière plan ou en hors champ. Comparable à des scènes de théâtre, dont les espaces du domaine sont les décors, chaque acte est un tableau à lui seul, fonctionnant dans un ensemble plus vaste.
    Les sept portraits ont chacun une durée de 3 min et forment un total de 21 min d'images du
    domaine. Ils sont installés dans l'espace de façon à ce qu'ils puissent être visibles tous en même temps, et font donc l'objet de sept vidéoprojections de grand format. Ainsi, la pluralité des actions du domaine est accessible directement au regard et leur simultanéité se fait comprendre par la possibilité de laisser aller son attention vers l'un ou l'autre tableau présent. L'ensemble a été calculé en vue de représenter la façon dont les employés habitent le site et se partagent les lieux, à la fois chacun dans son rôle et pouvant également apparaître sur le portrait d'un autre. Les espaces sont alors poreux et l'intégralité des images disponibles à la contemplation dresse le portrait du
    domaine et de son activité.
    Les sons présents dans l'installation correspondent aux différents bruits des environnements présentés. En donnant une place importante au silence, je souhaite mettre l'accent sur le rythme lié au travail et sur la répétition des actions qui se veulent musicales et mélodieuses. La superposition de ces sons au sein de l'installation renforce ma volonté de faire du domaine Méo-Camuzet un personnage à part entière, qui nous parle, respire et qui vit.
    Artiste vidéaste, Julie Grosche vit et travaille entre la Bourgogne et New York
    Voir son oeuvre ici et son travail :  juliegrosche.com

    "A possible field of experience", l'oeuvre présentée par son auteur
    A possible field of experience part d'une observation de l'ordinaire d'un héritage immatériel, liée à différentes préoccupations, différents désirs. C'est un monde qui vibre d'énergies et d'activités. Ce film parle d'une multitude d'expériences qui ont une donnée en commun : La vigne. Il est le reflet d'un village riche de voix multiples ou plusieurs registres se juxtaposent : le folklore, la culture populaire, une voie omnisciente savante, la santé publique, un héritage patrimonial, un éco-feminisme... A possible field of experience devient un discours polyphonique sans coupure entre high et low culture. Le point de vue est celui de l'image en général, celui d'une culture visuelle élargie.
  • 60 ans du domaine, 30 ans de jean-nicolas

    Cette année en 9 sera-t-elle un grand millésime ? Nul ne le sait encore....

    en savoir plus
    Quoiqu'il en soit, ce sera pour nous une année de double anniversaire puisque nous fêtons les 60 ans du domaine dans la famille et les 30 ans d'activité de Jean Nicolas à sa tête.


    Cet anniversaire, nous le plaçons sous le signe de la jeunesse, car que sont 30 ans, et même 60 au regard de l'histoire millénaire de la Bourgogne, une broutille !


    Chaque millésime est un nouveau bébé que l'on regarde grandir et que l'on élève jusqu'à l'âge adulte.


    Tout comme le Premier Roman que nous récompensons chaque année depuis 10 ans au cours du salon Livres en Vignes au Château du Clos de Vougeot


    Tout comme les jeunes stagiaires oenologues et apprentis vinificateurs qui se sont succédé au domaine depuis 1989.


    Tout comme les jeunes artistes bourguignons de l'ENSA Dijon, l'école des Beaux Arts, pour lesquels nous avons créé cette année un Prix de la Jeune Création Artistique pour leur laisser la possibilité d'exprimer leur vision du patrimoine immatériel de la Bourgogne....


    Une grande année pour nous donc, et nous l'espérons, un beau millésime encore en gestation !


  • reportage sur le domaine, monopole magazine


    Les 4 saisons au Domaine ...

    https://www.monopole-magazine.com/grand-format/domaine-meo-camuzet/


    Joli article, très belles photos, le tout résume bien l'ambiance au domaine 

  • destination oregon

    DESTINATION OREGON : Nicolas-Jay, the Oregon venture initiated by Jean-Nicolas Méo and his friend Jay Boberg (and supported by the domaine) is now entering a decisive phase with the release of its first wine on April 2nd. Check out the new website at nicolasjay.com
    en savoir plus

    Nicolas-Jay, l'aventure américaine initiée par Jean-Nicolas Méo et son ami Jay Boberg (et soutenue par le domaine) entre dans une phase décisive avec le lancement de son premier vin le 2 avril 2016.


    Nous vous engageons à visiter le site    http://www.nicolas-jay.com


    La saison 2014 en Oregon fut plutôt facile, même si cela cachait évidemment quelques pièges : un temps ensoleillé et chaud, des raisins tout à fait sains, une bonne récolte, une vendange sans accrocs (Bon, c'était une première vendange, ce n'est jamais aussi facile que cela).

    Les vins obtenus furent doux et avenants et dès lors, le défi fut de forger une cuvée possédant finesse, subtilité et structure discrète.

    Désormais mis en bouteilles depuis mi-décembre, nous sommes très fiers de présenter ce vin d'Oregon typique, avec ses arômes de mûres et de confiture de framboise. En bouche, une texture riche et généreuse vous accueille et vous accompagne, pour se terminer par une touche de tannins jeunes, qui aide à maintenir tension et structure jusqu'à la fin.